L’Abitibi-Témiscamingue est l’une des plus vastes régions du Québec puisque sa superficie couvre 65 000 km2. Toutefois, seulement 145 000 personnes y résident, ce qui correspond à 2 % de la population québécoise. Le territoire public occupe quant à lui près de 85 % de la superficie de la région. Le fait que la région constitue l’une des plus grandes réserves de ressources naturelles au Québec contribue grandement à son développement économique.
L’industrie forestière
Dans la région, la forêt est variée et omniprésente. Alors que l’Abitibi est couverte par la forêt boréale, le Témiscamingue se compose de forêts mixtes et feuillues. La moitié de la superficie de la forêt publique est constituée d’arbres de moins de 60 ans et la région possède les arbres les plus anciens de l’est du continent, dont des cèdres de plus de 900 ans. L’Abitibi-Témiscamingue se classe au deuxième rang pour la consommation annuelle en bois ronds et au sixième rang pour les emplois du secteur forestier au Québec. En effet, la région compte 88 usines de première et de deuxième transformation.
L’activité faunique
Les pêcheurs de l’Abitibi-Témiscamingue sont choyés par la présence de nombreux lacs qui abritent notamment le doré jaune et le touladi. Chaque année, la pêche sportive génère dans la région des retombées de 69 M$.
De son côté, la chasse à l’orignal et à l’ours noir attire annuellement un nombre important de chasseurs. Cette activité de chasse joue un rôle économique et social majeur dans la région. Au sud du territoire, on y chasse également le cerf de Virginie. Le caribou forestier est aussi présent et fait l’objet d’une protection en vertu de son statut d’espèce vulnérable. La chasse au petit gibier est enfin une activité notable en Abitibi-Témiscamingue de même que les activités liées à l’observation et à l’interprétation de la nature. Au total, la faune et la nature génèrent à elles seules des revenus de 111,5 M$ par année.
La villégiature et le récréotourisme
Plus de 4 000 kilomètres de rivières canotables sillonnent la région et attirent bon an mal an quantité d’amateurs de sports nautiques comme le canot et le kayak. Outre la chasse et la pêche, la motoneige compte de nombreux adeptes, générant des retombées économiques de l’ordre de 38 M$. De plus, en raison de la présence de nombreux plans d’eau ainsi que de l’accessibilité du territoire, l’Abitibi-Témiscamingue dispose de plus de 8 000 chalets et abris sommaires en forêt.
L’exploitation minière
Dans la région, l’industrie minière est en pleine effervescence et engendre des investissements importants. Ceux-ci représentent près du tiers de l’ensemble des investissements effectués au Québec, ce qui permet de placer la région au premier rang à ce chapitre, à égalité avec le Nord-du-Québec. L’Abitibi-Témiscamingue compte plusieurs mines d’or et se spécialise également dans la production du cuivre, du zinc et de l’argent.
La restauration des sites miniers est de première importance dans la région. D’ailleurs, une expertise mondialement reconnue et une approche novatrice y ont été développées.
L’hydroélectricité et l’eau
Grâce à ses huit centrales hydroélectriques et à ses trois centrales thermiques, l’Abitibi-Témiscamingue contribue de façon importante à la production énergétique au Québec.
Ses nombreux eskers, qui produisent une eau de qualité remarquable, font en sorte que la région dispose d’une ressource de renommée internationale, notamment pour l’embouteillage. La demande en eau embouteillée connaît d’ailleurs une constante croissance sur les marchés mondiaux.
Les perspectives d’avenir
Le sous-sol de l’Abitibi-Témiscamingue, très riche en minéraux, en fait l’une des plus importantes régions minières du Québec. L’exportation des technologies liées aux activités minières représente en ce sens un potentiel à explorer.
Par la présence de divers produits de bois d’œuvre, la région a tout intérêt à développer le créneau des systèmes de construction en bois afin de lui permettre de se positionner dans divers marchés.
Enfin, grâce aux nombreuses ressources dont regorge la région, il est permis de croire que le territoire public sera davantage recherché pour développer certains secteurs d’activité comme les productions agroalimentaires biologiques, l’embouteillage d’eau et le récréotourisme.
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