Le territoire et les ressources naturelles : une passion grandeur nature


Le territoire québécois se distingue par son étendue et l'abondance de ses ressources.
Il couvre près de 1,7 million de km², soit environ trois fois la superficie de la France. De plus, il est recouvert à 44 % de forêts et à 10 % d'eau douce. Le Québec compte également des gisements miniers de classe mondiale et les découvertes d'indices prometteurs confirment son potentiel en ce domaine. Il recèle aussi un important potentiel hydraulique aménageable, lequel constitue une source d'énergie renouvelable.


Grâce à la diversité de ses ressources, le territoire public, qui représente 92 % du territoire québécois, contribue de façon marquée au développement socio-économique du Québec. Le secteur des ressources naturelles compte en effet 170 000 emplois directs et génère environ 100 000 emplois indirects. Il constitue l'assise du développement économique de sept des 17 régions administratives du Québec. De plus, l'activité manufacturière de 250 municipalités québécoises dépend principalement de la transformation des produits forestiers et miniers.


Le Québec doit veiller à ce que le territoire et ses richesses soient utilisés et gérés de façon judicieuse et harmonieuse. Les interventions doivent se dérouler dans le respect des écosystèmes, afin d'assurer la pérennité des ressources. À titre de gestionnaire des territoires et des ressources minières, forestières et énergétiques, le Ministère a comme mission de favoriser la connaissance et la mise en valeur du territoire et des ressources dans une perspective de développement durable au bénéfice des citoyens.

Une connaissance approfondie du territoire et des ressources

La gestion d'un si vaste territoire exige entre autres l'acquisition de données de connaissance et le traitement d'une masse d'information colossale. Il suffit de penser aux inventaires forestiers, aux données géominières, pétrolières, gazières, aux limites territoriales, aux multiples droits consentis, aux réseaux routiers, aux plans d'eau et aux habitats fauniques. Pour relever un tel défi et rendre accessibles les données relatives à cet immense territoire et à ses ressources naturelles, le Québec a développé un savoir-faire unique en géomatique, aujourd'hui reconnu internationalement.

Un potentiel minéral exceptionnel

Par ailleurs, le Québec bénéficie d'un potentiel minéral exceptionnel reconnu à l'échelle internationale. En effet, il se classe au 4e rang mondial comme endroit de choix pour l'investissement minier grâce à son environnement fiscal et réglementaire concurrentiel. Il est de plus un leader mondial dans le traitement des données géoscientifiques. Avec sa banque de données sur le potentiel de son sous-sol, le Québec s'avère une terre de prédilection pour l'exploitation et l'exploration des ressources minérales.


Le 4e producteur d'hydroélectricité au monde

Qui plus est, les choix des Québécois en matière d'énergie se sont avérés très judicieux. Le Québec se classe parmi les plus importants producteurs d'hydroélectricité au monde, avec une puissance disponible de plus de 40 000 mégawatts. En misant sur la puissance de leurs rivières, les Québécois peuvent compter sur une source d'énergie propre et renouvelable, dont les tarifs sont parmi les plus bas en Amérique du Nord, sans compter que l'hydroélectricité contribue à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Le Québec affiche d'ailleurs au niveau canadien le meilleur bilan à ce chapitre. Les Québécois disposent également d'un immense potentiel d'énergie éolienne, qui s'avère très prometteur pour la prochaine décennie.

Les forêts, un immense patrimoine naturel

Le patrimoine forestier, qui appartient à 90 % à tous les Québécois et Québécoises, est également primordial pour notre développement socio-économique. En effet, l'industrie des produits forestiers vient en tête des industries manufacturières québécoises, avec plus de 20 milliards de dollars en livraisons. Les activités de cette industrie sont à la base du développement de plusieurs régions. La ville de Québec est, de plus, reconnue comme un centre forestier majeur dans les domaines de la recherche, de l'enseignement et des services. Montréal, quant à elle, se distingue par la concentration de sièges sociaux et ses activités reliées au secteur des pâtes et papiers.


La gestion forestière est en constante évolution, afin de concilier l'aménagement durable de la forêt québécoise, la cohabitation harmonieuse de tous les utilisateurs, le dynamisme et la diversification économique. Les Québécois veulent léguer à leurs enfants et petits-enfants des forêts riches, productives, en santé et toujours généreuses.

Des réformes foncières d'envergure

Le Québec a entrepris depuis 1994 un programme d'envergure pour informatiser et accroître la fiabilité de son cadastre plus que centenaire et, ainsi, obtenir une image à jour et fidèle de chacune des propriétés du territoire québécois. À tel point que pour la première fois, le cadastre informatisé issu de cette rénovation prévaut juridiquement sur le format papier.

Enfin, le Québec a également entrepris la modernisation de son système de publicité foncière. Son registre foncier est maintenant informatisé et il rend accessible par Internet une grande partie des renseignements relatifs aux droits immobiliers.

Pour en connaître davantage :