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Les retombées économiques



La croissance rapide de la filière éolienne à travers le monde a donné naissance à un secteur d’activité dynamique, où le Québec peut se positionner rapidement. Sur le plan économique, l’énergie éolienne :

  • contribue à la création de nouvelles activités économiques;
  • consolide des emplois existants;
  • crée de nouveaux emplois;
  • permet à de nouvelles entreprises liées au développement éolien de voir le jour.
  • contribue au développement d’une expertise et à l’émergence de chefs de file québécois dans la conception, le financement, la construction et la gestion des parcs éoliens;
  • favorise des investissements en recherche et développement.

Maximiser les retombées

En lançant le premier appel d’offres d’énergie éolienne, le gouvernement affirmait d’emblée que le développement de cette nouvelle filière énergétique pouvait non seulement favoriser l’émergence d’une infrastructure industrielle à haute teneur technologique mais également ouvrir une voie de développement économique pour les régions. Ainsi, les projets découlant du premier appel d’offres de 1 000 MW et qui se réaliseront de 2006 à 2012, représenteront à terme des investissements totaux de 2,1 milliards de dollars, dont plus de 400 millions pour l’expansion et le renforcement du réseau d’Hydro-Québec. Cet appel d’offres génère déjà un nombre important d’emplois dans plusieurs secteurs d’activité.

Secteurs d’activité

Emplois totaux

Usines de fabrication

384 emplois

Construction et entretien de parcs éoliens

78 emplois

Source : Sondage réalisé auprès des entreprises par le MRNF, mars 2010

Dans le cadre de la réalisation des projets des parcs éoliens issus du 1er appel d’offres de 1 000 MW deux villes comptent désormais de nouvelles industries dont les productions ont débuté au printemps 2006 :

  • Gaspé accueille une usine de fabrication de pales d’éoliennes (249 emplois en mai 2007).
  • Matane compte trois nouvelles usines :
    • une usine de fabrication de tours;
    • une usine d’assemblage des turbines;
    • une usine de fabrication des enveloppes de nacelles.

De même, plusieurs fournisseurs ont déjà vu leur marché prendre de l’ampleur grâce à l’industrie éolienne présentement en plein essor au Québec.

Soulignons également les clauses de contenu régional comprises dans les appels d’offres d’Hydro-Québec, en vertu de décrets du gouvernement du Québec, qui génèrent des retombées importantes pour les régions concernées. Par exemple, dans le cadre du deuxième appel d’offres, la clause stipule qu’au moins 60 % des coûts globaux du projet doivent être réalisés au Québec et qu’au moins 30 % des dépenses doivent être effectuées dans la MRC de Matane et dans la région administrative de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine. En imposant une telle mesure, le gouvernement favorise l’optimisation des retombées économiques locales en matière d’emplois et d’investissements manufacturiers.

Encore plus d’investissements!

Le second bloc d’énergie éolienne, lancé le 31 octobre 2005, vise à consolider les impacts économiques liés au premier appel d’offres et à favoriser l’émergence d’une industrie d’équipements éoliens dans la péninsule gaspésienne et la MRC de Matane. On évalue :

  • les investissements à plus de 5,5 milliards de dollars;
  • la création d’emplois à 4 000  lors de la phase de construction;
  • les emplois permanents à près de 600 en usine et à 200 pour la gestion et l’entretien des parcs d’éoliennes.

Les deux manufacturiers allemands retenus dans le cadre de ce second appel d’offres, Énercon et RePower, ont annoncé qu’ils s’établiront au Québec d’ici la fin de 2010 pour satisfaire les exigences de contenu gaspésien et québécois de l’appel d’offres.

Le 7 avril 2009, la compagnie Énercon a annoncé qu’elle prévoyait employer de 130 à 150 personnes pour sa nouvelle usine de fabrication de tours en béton et d'assemblage de composantes électriques à Matane. Elle entend également développer d’autres partenariats avec des compagnies existantes pour la production de composantes d’éoliennes.

Le 26 novembre 2009, REpower a annoncé la conclusion de contrats avec des fournisseurs locaux pour la production de composants tels que pâles, tours et convertisseurs électriques dans la région de la Gaspésie/Îles-de-la-Madeleine et dans la MRC de Matane :

  • les tours seront fabriquées par Marmen;
  • les pales seront faites par LM Glasfiber;
  • les convertisseurs seront produits par Woodward SEG;
  • la maintenance et l'opération sera faite par un centre de services qui devrait être implanté en région (localisation à venir).
Enfin d’autres partenariats d’affaires engageant des entreprises européennes, dont l’Espagne et de la France, sont parmi les promoteurs qui ont été retenus dans cet appel d’offres.

Un véritable partenariat

Les communautés locales, régionales et autochtones qui le désirent peuvent participer financièrement à l’implantation d’un parc éolien. En établissant un véritable partenariat avec les soumissionnaires, elles pourront tirer profit des bénéfices de la vente d’électricité produite.

Afin d’aider les communautés qui voudraient entreprendre elle-même l’élaboration d’un projet de parc éolien, le ministère des Ressources naturelles et de la Faune en collaboration avec le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire met à leur disposition un modèle d’analyse financière ainsi qu’un guide d’utilisation. Ces nouveaux outils permettront aux communautés concernées d'évaluer les coûts de production de l'électricité éolienne pour des grands parcs variant de 50 à 150 MW ou de petits parcs variant de 10 à 25 MW.

La communauté qui n’est pas partenaire d’un parc éolien peut bénéficier quant à elle de contributions volontaires de la part du soumissionnaire. Par exemple, la compagnie Cartier énergie éolienne a signé une entente de 2,9 millions de dollars avec les municipalités de Baie-des-Sables et de Métis-sur-Mer. Ce montant est réparti en fonction de la puissance installée sur leur territoire durant les 20 ans d'exploitation du parc éolien. Cette entente comprend également la création d'un comité de suivi des retombées économiques locales lors de la construction et de l'exploitation du parc éolien.

Par ailleurs, les propriétaires de terrains peuvent louer un espace aux soumissionnaires éoliens et en contrepartie obtenir des versements annuels intéressants qui peuvent atteindre quelques milliers de dollars pour une seule éolienne située sur leurs terres. Les terrains sont loués aux producteurs éoliens qui veillent à l’installation et à la gestion du parc éolien. Les communautés rurales sont bien placées pour contribuer au développement de l’énergie éolienne. Les terres des agriculteurs et des éleveurs peuvent être exploitées aux fins de l’énergie éolienne, sans nuire à la culture et à l’élevage, leur procurant ainsi une source de revenus additionnelle.

 


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