Faits saillants
- Le Québec importe la totalité du pétrole brut qu’il raffine en différents produits pétroliers (essence, carburant diesel, mazout, etc.).
- Les approvisionnements québécois de pétrole brut ont diminué en 2010 de 6,2 % par rapport à 2009 pour se chiffrer à 141 millions de barils.
- Le Québec exporte une partie des produits pétroliers qu’il raffine. En 2009, la balance des échanges de produits pétroliers énergétiques du Québec avec l’extérieur a été excédentaire.
La provenance des approvisionnements
de pétrole brut (1985-2010)
(Format Excel, 101 Ko)

| Source : |
Ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec et Statistique Canada |
Explication du graphique
Après une chute au début des années 80, résultant d’une réduction marquée de la consommation intérieure de produits pétroliers, les importations de pétrole brut connaissent, depuis le milieu des années 80, une tendance à la hausse.
De 1986 à 2006, l’Europe, et plus particulièrement la région de la mer du Nord (Royaume-Uni et Norvège), a été la principale source de l’approvisionnement québécois en pétrole brut. Cependant, depuis 2007, c’est de l’Afrique que provient la majorité des approvisionnements de pétrole brut.
En 2010, les importations en provenance d’Afrique comptaient pour près de 40 % du total des importations. Les autres sources d’importation les plus importantes étaient la mer du Nord (20 %) et l’Est canadien (12 %). Par rapport à 2009, les importations de pétrole brut ont diminué de plus de 6 % en 2010. Les importations en provenance de la mer du Nord sont celles qui ont le plus diminué encaissant une baisse de près de 20 %. Les approvisionnements en provenance de l’Est canadien ont pour leur part augmenté de plus de 20 %.
La répartition des approvisionnements
de pétrole brut selon les pays (2010)

| Source : |
Ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec et Statistique Canada |
Explication du graphique
En 2010, les principaux pays fournisseurs de pétrole au Québec ont été l’Algérie et le Royaume-Uni.
Les approvisionnements en provenance du reste du Canada représentent actuellement 11,9 % du total. Rappelons que l’Ouest canadien a déjà été la source la plus importante d’approvisionnement au début des années 80 et qu’il a occupé une place négligeable au cours des années 90. L’oléoduc Sarnia-Montréal, ouvert en 1976 afin de relier les raffineries montréalaises à l’Ouest canadien, n’est plus utilisé; il a plutôt été inversé en 1999 de Montréal vers Sarnia. Actuellement, l’approvisionnement en brut canadien provient principalement de Terre-Neuve.
La balance des échanges
de produits pétroliers (1984-2009)
(Format Excel, 99 Ko)

| Source : |
Ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec et Statistique Canada |
Explication du graphique
En 2009, les exportations nettes de produits pétroliers, en considérant tant les échanges internationaux qu’interprovinciaux, ont atteint 3,5 millions de tep, soit 28,4 % de plus qu’en 2008.
Ce surplus est obtenu grâce au solde largement positif des échanges avec les autres provinces canadiennes (excédent de 6,1 millions de tep qui a plus que compensé le déficit des échanges avec l’étranger (solde négatif de 2,6 millions de tep).
Des quantités relativement importantes de produits pétroliers raffinés au Québec (essence et carburant diesel) sont expédiées à l’extérieur notamment en Ontario, qui depuis la fermeture d’une de ses raffineries a vu sa capacité de production diminuer.
En 2010, avec l’arrêt des activités de raffinage de Shell au Québec, la balance excédentaire des échanges avec les autres provinces canadiennes devrait être amenée à diminuer.
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