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Le mode de désignation des lots en territoire rénové :
la simplicité même.

En avril 1996, la mise en vigueur des premiers lots rénovés dans le cadre du Programme de réforme du cadastre québécois a concrétisé la mise en application du nouveau mode de désignation cadastrale.

Depuis, au-delà de 270 000 lots ont été rénovés, ce qui représente plus de 7 p. 100 du territoire cadastré du Québec. Les personnes qui utilisent le cadastre rénové sont donc de plus en plus familiarisées avec ce nouveau mode de désignation. Il en va de même pour un nombre sans cesse croissant de propriétaires dont les lots sont en voie d'être rénovés puisque, dans certaines communications que le Ministère établit avec ces propriétaires, la nouvelle désignation des lots est utilisée pour faire référence à leur propriété. À cette fin, il y a lieu de mentionner que plus de 450 000 lots sont, actuellement, en voie d'être rénovés.

Le présent texte s'adresse à tous les intervenants qui auront, dans un avenir rapproché, à conjuguer avec le cadastre rénové.

Il semble donc approprié de rappeler les règles fort simples qui entourent ce mode de désignation, et de faire connaître les motifs qui ont poussé le Ministère à profiter de la réforme du cadastre pour l'introduire.

Des règles simples

Ce qui caractérise le mode de désignation des lots en territoire rénové est la simplicité des règles qui le gouvernent.

Ainsi, dans ces territoires, les lots se trouvent sous un seul cadastre : le Cadastre du Québec. Partant de cela, une seule série de numéros est requise pour identifier les lots de tout le territoire québécois. La numérotation des lots prend la forme : 9 999 999.

Il est à noter que ces règles s'appliquent peu importe la nature de la propriété cadastrée, qu'il s'agisse d'un lot conventionnel, d'un lot conçu pour des fins de copropriété divise, d'un lot identifiant une propriété superficiaire, etc.
Cette nouvelle politique s'aligne avec les objectifs poursuivis par le Ministère en matière de désignation cadastrale :

  • Disposer d'une base de référence unique pour interpréter le découpage du territoire.

Maintenant, seul le numéro suffit pour identifier un lot. Nul besoin d'y associer. en plus. une désignation secondaire telle qu'un nom de rang.

  • Disposer d'un mode de désignation cadastrale à la fois officiel, souple, uniforme et fiable.

La standardisation de la désignation élimine la possibilité d'introduire des incohérences dans la base de données cadastrales, en plus de faciliter le développement d'une base de données pour toutes les personnes qui l'utiliseront.

  • Réserver la numérotation à l'immatriculation exclusivement.

La nouvelle numérotation est maintenant utilisée uniquement à des fins d'identification. Des attributs de repérage du lot, apparaissant à l'index des immeubles et au document joint, facilitent sa localisation sur le plan. Toutefois, ces attributs ne font pas partie du numéro de lot.

De plus, ce nouveau mode de désignation permet de distinguer facilement les lots rénovés de ceux qui ne le sont pas.

Le nouveau mode de désignation, une nécessité

La pertinence de conserver le mode de désignation cadastrale, utilisé depuis les débuts du cadastre, a été remise en question au moment du développement de la base de données cadastrales mise en place par le Ministère dans le cadre du programme de réforme, cette base de données ayant le numéro de lot pour principale clé d'accès.

Comme il a été mentionné précédemment, l'identification complète d'un lot par l'ancien mode de désignation requiert, outre son numéro, une désignation secondaire, de même que le nom du cadastre où il se situe. À titre d'exemple, le lot 30 du rang 1 du Canton de Howard.

Un cadastre unique entraînera la disparition de limites cadastrales sans signification

Au moment où la rénovation du cadastre a été entreprise, le territoire québécois était constitué de 1 449 cadastres différents. Déjà, au moment de publier ces quelques lignes, certains d'entre eux sont devenus inactifs.

Établies au début du siècle, les limites de ces divisions cadastrales ne correspondent, à toutes fins utiles, à aucune limite administrative actuelle. De plus, la désignation de ces cadastres peut être source d'ambiguïté, puisque certains d'entre eux possèdent une dénomination identique à celle d'autres cadastres situés dans des circonscriptions foncières différentes.

Une numérotation de lot standardisée et uniforme viendra corriger toutes les irrégularités et incohérences que l'on trouve actuellement

Un inventaire complet des désignations cadastrales, utilisées dans les divers cadastres depuis 1860, a permis de constater que celles-ci ont pris des formes variées au fil des ans. Les quelques exemples qui suivent témoignent de cette diversité :

  • Lot 5 du rang Sud-Ouest du Chemin Mailloux du cadastre du canton de Bellechasse;
  • Lot 5 du rang Nord-Ouest Grande-Bostonnaisdu cadastre du canton de Malhiot;
  • Lot 3-1 du rang Ouest-de-la-rivière du cadastre de la seigneurie de la Grande-Vallée-des-Monts-Notre-Dame;
  • Lot Île à la Croix du Lac des Trente et Un Milles du cadastre du canton de Cameron;
  • Lot Terre de la Mission du rang Ristigouche du cadastre du canton de Mann;
  • Lot 18&19a du rang 1 partie Est du cadastre du canton de Maria.

Signalons également qu'il existe plus de 800 lots multiples ou lots doubles, situés dans des endroits différents à l'intérieur d'un même cadastre, chacun étant identifié par un numéro identique.

Finalement, un mot sur les discordances entre les renseignements contenus dans le plan, le livre de renvoi, les index des immeubles et les titres de propriété, comme on peut le constater pour les quelque 6 000 lots du cadastre de la Ville de Rouyn que seul un initié est en mesure de comprendre.

Le repérage des lots sur le plan cadastral

Tel qu'il a été mentionné précédemment, la disparition de l'élément servant à localiser et lié à l'ancien mode de désignation a été compensée par l'ajout d'attributs de repérage au numéro de lot qui permet de le localiser rapidement sur le plan cadastral.

Ainsi, pour chaque lot, on trouve, dans le document joint au plan et à l'en-tête de l'index des immeubles, le nom de la circonscription foncière et de la municipalité où il se situe. De plus, afin de le repérer sur le plan cadastral, le numéro de feuillet cartographique connu dans le système québécois de référence cartographique ainsi que la position du lot sur le feuillet (zone de repérage) sont indiqués sur ces documents.Finalement, tant pour les lots issus de la rénovation cadastrale que pour ceux créés subséquemment, une concordance avec les lots remplacés est établie et connue. Cette relation permettra à l'usager de situer, graphiquement, l'emplacement d'un lot par rapport à celui ou à ceux qu'il remplace.

Toute cette information complémentaire se trouve à la fois sur le document joint au plan cadastral et à l'en-tête de l'index des immeubles de chacun des lots. La figure qui suit indique la disposition de ces données sur ce dernier document.

En conclusion

Les personnes qui utilisent le cadastre devront s'adapter à ce nouveau mode de désignation. Par la suite, elles seront assurément en mesure de confirmer la simplicité de ces nouvelles règles, d'en apprécier rapidement les avantages et, éventuellement, d'exploiter toute la polyvalence qui s'y associe.





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