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Le respect de la possibilité forestière est l'un
des cinq grands objectifs du régime forestier du Québec.
La possibilité forestière à rendement soutenu
représente le volume annuel de bois maximum que l'on
peut prélever à perpétuité sur le territoire
d'une aire forestière donnée, sans en diminuer
les capacités de production.
Les capacités de production résultent notamment des
caractéristiques biophysiques du territoire (classe de drainage,
type de dépôt, etc.), des peuplements forestiers qu'on
y trouve (composition, âge, volume de bois) et des traitements
sylvicoles qui peuvent s'y appliquer. Ces trois catégories
d'éléments sont à la base de l'estimation
de la possibilité à rendement soutenu des forêts.
Les principales données utilisées pour évaluer
la possibilité forestière proviennent des inventaires
forestiers et de toutes les informations disponibles liées
au territoire concerné (études, tables de rendement,
travaux sylvicoles réalisés, etc.). La possibilité
forestière est établie à l'aide de deux
modèles de simulation contenus dans le progiciel Sylva :
le premier, le modèle par courbes, est conçu pour
les forêts dites équiennes, c'est-à-dire
dont les arbres sont à peu près du même âge,
Le second, soit le modèle par taux d'accroissement,
est quant à lui conçu pour les forêts inéquiennes,
c'est-à-dire dont les arbres sont d'âges
différents.
Qu'il s'agisse d'un territoire forestier public
ou privé, la possibilité forestière est calculée
de la même façon. La possibilité forestière
d'un territoire public est indiquée dans le « Plan
général d'aménagement forestier »
(PGAF), alors que pour les forêts privées, elle est
indiquée dans le « Plan de protection et de
mise en valeur » (PPMV). La possibilité forestière
fait l'objet d'une réévaluation aux cinq
ans.
Voir également
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