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Bien des gens croient qu'il est nécessaire
de mettre un plant en terre chaque fois qu'un arbre est récolté.
Faux ! Au Québec, plus de 80 % de la forêt
se régénère de façon tout à
fait naturelle. Après la récolte du bois, les
jeunes pousses, qui ont été protégées
lors de la coupe, grandissent et se développent rapidement,
gorgées de soleil et d'espace. Il arrive cependant que,
en raison de la mauvaise qualité du sol à certains
endroits ou de la difficulté de quelques essences à
se reproduire, on doive donner un coup de pouce à Dame
Nature en procédant au reboisement. |
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La protection des très
jeunes arbres lors des opérations de récolte
forestière assure la régénération
naturelle des forêts.
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Le reboisement consiste à planter des arbres
là où il y a eu des perturbations, comme par exemple
une épidémie d'insectes ou un feu ou à
la suite d'une coupe, afin de reconstituer une forêt.
Avant de reboiser :
le choix des semences
Les cônes et les fruits de plus d'une trentaine
d'essences résineuses et feuillues sont cueillis
à travers les régions du Québec. Cette
cueillette s'effectue en forêt, sur des arbres naturels
exempts de maladies et d'insectes et dont les caractéristiques
physiques sont les meilleures possibles; on cueille aussi des
cônes et des fruits sur des sites aménagés
spécifiquement à cette fin par le Ministère.
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La récolte terminée, les cônes et les fruits
sont envoyés au Centre de semences forestières de
Berthier pour traitement. Les graines sont par la suite distribuées
dans les pépinières du Québec pour la production
de plants. En général, ces semences retournent dans
leur région d'origine ou sont utilisées à
l'intérieur de la même région écologique.
Elles sont donc adaptées au territoire ciblé pour
le reboisement. Selon les essences et les méthodes de culture,
la production de plants destinés au reboisement des forêts
du domaine de l'État exige une période variant
entre un an et quatre ans.
Les étapes de la plantation
- La préparation de terrain
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Souvent, il faut préparer le terrain avant la plantation.
Le scarifiage est la méthode la plus utilisée
pour réaliser cette opération. À l'aide
d'un scarificateur on mélange le sol minéral
et les débris de coupe avec la matière organique,
afin d'offrir un sol plus riche. En déplaçant
les branches et les autres débris, cette opération
facilite la mise en terre et retarde la croissance des végétaux
qui font concurrence aux jeunes plants. |
- Le reboisement
Le reboisement, c'est l'action de mettre en
terre les jeunes plants d'arbres, que l'on appelle
aussi les « les semis ». À
l'aide d'une pelle adaptée, la personne
qui reboise creuse un trou dans le sol et y dépose
un plant. Les plants sont transportés dans des sacs
attachés à la taille. En général,
on plante un semis tous les deux mètres, bien que
la distance varie selon l'essence. |
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Les plants utilisés lors du reboisement se divisent
en deux groupes selon leur méthode de culture : les
plants à racines nues et les plants en récipients.
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La production de plants à racines nues consiste
à faire pousser des plants en pleine terre. Lorsqu'on
extrait les plants du sol où on les cultive, une
bonne partie de la rhizosphère (sol qui entoure les
racines et qui renferme une multitude de micro-organismes)
reste collée aux racines, ce qui assure aux plants
une bonne reprise lors du reboisement. Ceci leur permet
d'établir un bon contact avec le sol pour y
puiser rapidement l'eau et les éléments
nutritifs nécessaires à leur développement.
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| Depuis quelques années, la production de plants en récipients
a gagné du terrain sur celle des plants à racines nues.
L'utilisation de plants en récipients est favorisée pour
plusieurs raisons : excellent taux de survie, mise
en terre plus facile que les plants à racines nues, (productivité
accrue), court délai de culture en pépinière (deux ans au
lieu de quatre ans pour les plants à racines nues), prolongement
de la période de reboisement, qui peut ainsi s'étendre jusqu'à
la fin de l'été. |
De plus en plus, on utilise des plants de fortes dimensions, que
l'on désigne souvent par l'acronyme PFD. Ces
plants plus gros ont de meilleures chances de vaincre la végétation
concurrente, surtout au sud de la province où elle est
abondante. Compte tenu de l'interdiction d'appliquer
des phytocides depuis 2001, les PFD possèdent des
atouts majeurs.
- Le suivi et l'entretien des plantations
| Si, quelques années après la plantation,
la végétation concurrente est trop forte et
limite la croissance des arbres, on procède alors
au désherbage ou au dégagement mécanique. |
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Voir également
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