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Les recherches entreprises depuis 1969 par le
Ministère dans le domaine de la sylviculture des résineux
ont occupé une place de choix dans les priorités
de recherche. De plus, l'importance économique
des forêts résineuses justifie l'avancement
des connaissances sur l'effet des traitements sylvicoles
sur leur production. Certains résultats des recherches
effectuées au Ministère ont permis d'améliorer
des pratiques dans divers secteurs d'activités
de la foresterie :
- l'utilisation de tables de production spécifiques
aux peuplements résineux naturels;
- le remplacement de la coupe totale par la coupe avec
protection de la régénération et des
sols;
- la protection de la haute régénération;
- l'intégration des marcottes d'épinette
noire dans les inventaires de régénération.
De nos jours, les industriels sont de plus
en plus intéressés par la certification de leurs
pratiques forestières. La nécessité d'accroître
les connaissances sur la croissance de ces forêts est
donc justifiée. Les chercheurs tentent de mettre au
point des modèles de prévision plus précis
sur la croissance et la production des peuplements résineux.
De plus, ils poursuivent les recherches sur la mesure des
effets des traitements sylvicoles appliqués dans les
territoires de contrat d'approvisionnement et d'aménagement
forestier (CAAF).
Les chercheurs ont présenté seize projets
de recherche en sylviculture, dont les sujets se partagent
en trois axes :
- la conception de modèles de simulation de la production
d'espèces résineuses (à l'échelle
de l'arbre);
- la conception de modèles de simulation de la production
des peuplements (toutes espèces confondues);
- les traitements sylvicoles adaptés à l'échelle
du peuplement et des paysages forestiers.
Les projets rattachés au premier axe
ont pour objet la mise au point d'un modèle dit
« à l'échelle de l'arbre ».
Les travaux de modélisation ont pour but d'évaluer
le volume de chaque arbre pris individuellement. La sommation
de chaque volume fournit un volume à l'hectare.
Les chercheurs mettent ce modèle au point avec des
données sur la vigueur de l'arbre, sa croissance,
la distance qui le sépare des arbres voisins, sa hauteur
par rapport à eux, etc. Ce type de modélisation
est utilisé pour évaluer la production des peuplements
de structure et de composition complexes, ce que ne peuvent
faire les modèles dit « à l'échelle
du peuplement », élaborés pour des
peuplements plus homogènes. De plus, la modélisation
dite « à l'échelle de l'arbre »
offre l'avantage d'évaluer de façon plus
réaliste la réaction des peuplements à
divers traitements sylvicoles.
La modélisation est aussi au cœur
du deuxième axe de recherche. Elle porte sur l'évaluation
de la production en volume du peuplement dans son ensemble.
Ce sont alors les caractéristiques du peuplement qui
sont prises en compte dans l'élaboration du modèle.
Par ailleurs, les chercheurs mettent à jour les tables
de production sur le sapin baumier en tenant compte des effets
des défoliations causées par la tordeuse des
bourgeons de l'épinette.
Dans le troisième axe de recherche, les chercheurs
se consacrent entre autres à l'étude des
traitements sylvicoles qui favorisent la régénération
et la croissance des espèces résineuses. Ils
veulent notamment évaluer les effets des traitements
sylvicoles sur la production des peuplements des territoires
de CAAF en regard de la production décrite dans le
Manuel d'aménagement forestier.
Les résultats des recherches sont
publiés par le Ministère, sous
forme de mémoires ou de notes, ou dans les revues scientifiques
spécialisées.
Voir également
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