Ces boisés sont généralement établis à proximité des centres urbains, donc des axes routiers, des bassins de main-d'ouvre et des entreprises de transformation du bois. Comme la mise en valeur des forêts privées est d'intérêt public, le monde municipal, l'industrie forestière et le gouvernement du Québec, représenté par le ministère des Ressources naturelles (MRN), s'y intéressent de près.
Le gouvernement du Québec collabore avec les propriétaires de lots boisés au développement de la forêt privée du Québec depuis plus de 70 ans. Ainsi, dès 1942, le Ministère a créé le Bureau des renseignements forestiers où ces propriétaires pouvaient obtenir de l'information pour aménager leurs terres à bois.
Le MRN contribue financièrement à la mise en valeur et à la protection de la forêt privée pour environ 80 M$ par année, par l'entremise de divers programmes de subventions pour l'aménagement et la sylviculture, la production de plants, la protection contre les insectes, les maladies et les feux, ainsi que l'inventaire forestier.
Autant de propriétaires, autant de perspectives
d'aménagement. C'est toutefois dans une perspective
d'aménagement durable qu'ils contribueront à
maintenir la vitalité socio-économique de nombreuses
municipalités du Québec, avec l'aide des organismes
qui les soutiennent.
Survol des forêts
Les forêts privées appartiennent aux
domaines de végétation (Format PDF, 1 Mo)
des érablières et de la sapinière
à bouleau jaune (forêts de feuillus et forêts
mixtes). Les forêts de feuillus, principalement des érablières,
sont concentrées dans les régions des Laurentides,
de Lanaudière, de l'Estrie, de l'Outaouais, de la Chaudière-Appalaches,
de la Mauricie, du Centre-du-Québec et de la
Montérégie. Ces érablières renferment
une grande diversité d'espèces feuillues, qui
varie selon les régions. Les régions de l'Estrie,
de la Chaudière-Appalaches, de la Mauricie et du Centre-du-Québec ont une proportion plus grande de résineux.
Dans la région du Bas-Saint-Laurent, les peuplements
résineux dépassent en superficie les peuplements feuillus.
La presque totalité des propriétés forestières
privées (88 %) ne fait guère plus de 50 hectares.
Ces petits boisés sont surtout situés dans les régions
de la Chaudière-Appalaches, de la Mauricie, du Centre-du-Québec, de la Montérégie, du Bas-Saint-Laurent
et de l'Estrie. Par ailleurs, certaines entreprises
possèdent de grandes superficies de forêts d'un
seul tenant. On qualifie de grandes forêts celles qui font
800 hectares et plus. Ces grandes propriétés
privées font surtout partie des paysages de la région
de Québec, de la Mauricie, du Centre-du-Québec
et de l'Estrie.
Une bonne part de matière ligneuse provient des forêts
privées du Québec. En effet, celles-ci
contribuent pour 20 % de l'approvisionnement en bois
rond des usines de transformation du bois. Ce sont les syndicats et offices de
producteurs de bois qui assurent les services de mise en marché.
La production de bois de chauffage et de produits de l'érable, la culture d'arbres de Noël, la récolte de petits fruits sauvages et de champignons constituent d'autres activités importantes dans les forêts privées. La chasse et la pêche, la pratique de loisirs variés, la villégiature le sont tout autant.
Des partenaires actifs
Depuis 1995, année du Sommet de la forêt privée, la gestion et l'aménagement des forêts privées sont réalisés régionalement en partenariat avec les 17 agences de mise en valeur des forêts privées. Quatre catégories de partenaires sont présentes au sein de chacune de ces agences :
- les propriétaires de lots boisés;
- les industriels forestiers;
- le monde municipal;
- le gouvernement du Québec.
Ces partenaires nationaux étaient présents
au Sommet sur la forêt privée, tenu en 1995. Ils se sont réunis à trois autres reprises soit en 1998, 2006 et, plus récemment, en mai 2011 pour adapter les orientations.
Les sujets abordés en mai 2011 lors du Rendez-vous de la forêt privée
Les neuf sujets retenus lors de cette rencontre favorisent l'aménagement durable des forêts. Ceux-ci sont les suivants :
- la nouvelle gouvernance;
- l'engagement et l'enregistrement des propriétaires de boisés privés;
- la protection des investissements passés;
- le financement;
- le Programme de remboursement des taxes foncières;
- la reconnaissance du modèle d'affaire des groupements forestiers;
- la connaissance et la planification;
- le virage multiressource;
- le bilan relatif aux décisions prises ces dernières années.
Cahier du Rendez-vous 2011 (Format PDF, 538 Ko)
Zoom sur les propriétaires
Qui sont-ils? Que font-ils de leurs forêts?
Il est assez difficile de dresser le portrait d'un
propriétaire type au Québec. Aucune étude globale
n'existe sur le sujet. Cependant, un rapport
d'enquêtes sur les propriétaires forestiers de
dix régions du Québec montre qu'ils partagent
tout de même quelques points communs. Ces enquêtes ont
été réalisées en 1998 et 1999
par les agences régionales de mise en valeur des forêts
privées.
Les partenaires ont convenu de réaliser en 2012 une nouvelle étude pour constater l'évolution de la clientèle. Les résultats obtenus sont présentés dans le document « Caractérisation des profils, des motivations et des comportements des propriétaires forestiers québécois par territoire d'agence régionale de mise en valeur des forêts privées » (Format PDF, 1,90 Mo).
Voir également
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