Les forêts privées appartiennent à près de 130 000 propriétaires et couvrent 70 000 km2, dont 66 246 km2 de territoires forestiers productifs.
Ces boisés, qui renferment surtout des feuillus, sont
généralement établis à proximité
des centres urbains, donc des grands axes routiers, des bassins
de main-d'uvre et des entreprises de transformation
du bois.
Une place significative
dans l'économie rurale
Même si les propriétaires de
lots boisés ont des intérêts fort variés,
la plupart d'entre eux produisent surtout de la matière
ligneuse destinée aux entreprises de transformation
du bois. Certains ont toutefois aménagé leurs
propriétés à des fins de villégiature;
ils en tirent des revenus saisonniers appréciables
et de nombreuses municipalités bénéficient
ainsi de retombées économiques intéressantes.
La production de bois de chauffage, la culture d'arbres
de Noël et l'acériculture demeurent
des activités importantes dans les forêts privées.
La chasse et la pêche le sont tout autant, puisque
50 % des jours-personnes consacrés
à ces deux sports le sont sur des terres privées.
Des milliers de propriétaires mettent leurs lots boisés
en valeur. En effet, les activités forestières
qui génèrent des revenus annuels de quelque
800 M$ ont permis l'éclosion de nombreuses entreprises,
petites et moyennes, et près de 250 municipalités
en bénéficient directement.
Les fruits de la concertation
Comme la mise en valeur des forêts
privées va dans l'intérêt public, le monde
municipal, l'industrie forestière et le gouvernement
du Québec, représenté par le Ministère,
s'y intéressent de très près. Pour sa
part, le Ministère y contribue financièrement,
pour environ 90 M$ par année.
En 1995, un Sommet sur la forêt privée a
réuni les propriétaires de boisés et
leurs principaux partenaires. Une deuxième rencontre
du genre a eu lieu en 1998. Ces assises se sont notamment
traduites par la formation d'un comité de suivi chargé
de voir à l'application des décisions prises
et par la création de 17 agences régionales
de mise en valeur des forêts privées.
Chaque agence a élaboré un plan de protection
et de mise en valeur (PPMV) dans lequel elle décrit
le potentiel de développement des forêts privées
incluses dans le territoire dont elle est responsable, explique
les obstacles susceptibles d'entraver ce développement
et recommande les actions à entreprendre.
L'avenir
La disposition préliminaire relative à l'aménagement durable des forêts, qui a été
ajoutée à la Loi
sur les forêts, à la suite du Sommet
sur la forêt privée de 1995, a incité
plusieurs municipalités à réglementer
les travaux de récolte du bois. De plus, elle a suscité
diverses initiatives en matière de protection des écosystèmes
forestiers exceptionnels et des espèces menacées
et vulnérables. Par ailleurs, le Ministère a
publié des guides pour sensibiliser les propriétaires
de boisés, comme tous les autres intéressés,
à l'aménagement durable des forêts :
Les agences régionales de mise en
valeur des forêts privées sont à l'écoute
de leurs milieux respectifs et elles travaillent de concert
avec les propriétaires de boisés, l'industrie,
le Ministère et le monde municipal. Avec l'élaboration
et la mise en uvre des PPMV, elles préparent
l'avènement de la certification forestière,
qui sera bénéfique non seulement pour le secteur
privé, mais pour l'ensemble du Québec forestier.
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