Milieu forestier

L'état des forêts

Comprendre la forêt















Logiciel Sylva II
Permis d'exploitation d'usine de transformation
du bois
Plans d'aménagement et thématiques forestières
Plans et rapports d'interventions forestières

Portail mesurage et facturation

Système PLANTS

 
La faune

Gros plan sur les forêts
L'énergieLes forêtsLes minesLe territoireLe foncierLe Ministère
Gros plan sur les forêts


La protection des forêts contre le feu

Au Québec, la protection des forêts contre le feu incombe au ministère des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs. En 1994, le Ministère déléguait une part de cette responsabilité à la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU), en la chargeant de prévenir les feux de forêt et de lutter contre eux.

La SOPFEU est une société privée à but non lucratif, dont le conseil d'administration regroupe des représentants du Ministère, des industriels détenteurs de contrats ou de conventions d'approvisionnement et d'aménagement forestier, des propriétaires de grands boisés (800 hectares et plus d'un seul tenant) et des porte-parole de certains organismes, privés et publics.

Le système québécois de protection des forêts contre le feu a été mis en place pour protéger le milieu forestier et les ressources qu'il renferme. Ce système, qui est fondé sur la prévention et la détection précoce, s'est amélioré au fil des ans, et le Québec dispose désormais de moyens aussi modernes qu'efficaces pour protéger son patrimoine forestier. Néanmoins, au cours des derniers 25 ans, le feu a affecté en moyenne quelque 60 000 hectares de forêts annuellement. Cette superficie, qui semble négligeable compte tenu de l'immensité de notre territoire forestier, représente toutefois 12 % des aires de récolte. Les pertes encourues justifient toutes les ressources déployées pour les prévenir.

Les efforts de protection sont dirigés majoritairement dans les forêts sous aménagement, tant publiques que privées; cette zone dite de protection intensive est située dans le sud de la province et couvre une superficie de quelque 52 000 000 hectares. Au nord de cette zone, on effectue certaines interventions pour assurer la sécurité des populations locales et préserver les infrastructures; dans cette zone dite de protection restreinte, les forêts ne sont protégées que lorsque le feu menace les forêts près de la zone de protection intensive.

Le programme de protection exige des déboursés annuels de quelque 58 millions de dollars. Les frais de prévention, de détection et de fonctionnement accaparent 70 % du budget, et la lutte proprement dite, 30 %.

Incendies forestiers au Québec, de 1977 à 2001 (moyennes annuelles)

Nombre de feux
Superficies affectées
(ha)
Superficies affectées
(ha / feu)
944
60 000
63,6

L'organisation

Fruit d'une longue évolution, le système québécois de protection des forêts contre le feu s'articule autour des ressources humaines et matérielles requises pour la détection et la lutte. Il fait notamment appel à des spécialistes en comportement du feu et en météorologie, à des équipes spécialisées en intervention ainsi qu'à une flotte imposante d'avions citernes et d'hélicoptères. Le système est également à la fine pointe en matière de planification stratégique :

  • le centre de coordination provinciale, qui est responsable de la stratégie à l'échelle du Québec, coordonne et harmonise toutes les ressources de la SOPFEU;
  • les quatre centres régionaux de lutte (CRL) jouent un rôle tactique. Ils sont chargés des interventions, et il leur incombe donc de conduire les opérations de prévention, de détection et de lutte sur le terrain.

La prise de décisions

Dans le but d'optimiser l'utilisation de ses ressources, le Québec s'est doté d'un système informatisé de cueillette et d'analyse des données, le Système d'information sur les incendies forestiers (SIIF). Grâce à ce système, les spécialistes peuvent, en tout temps, obtenir une synthèse des données les plus récentes en matière de météorologie, de feux de forêt, de gestion des ressources de lutte et de suivi des coûts d'opération. Ils peuvent aussi analyser un ensemble de paramètres, comme la sécheresse, les combustibles disponibles, la vitesse de propagation du feu, etc., pour cerner les secteurs où les risques d'incendie sont élevés. Comme la foudre est la principale cause des feux de forêt au Québec, tout éclair qui touche le sol est repéré et analysé par le réseau de détecteurs de foudre intégré au système. Les probabilités de feu sont évaluées à l'aide du SIIF. Par ailleurs, les techniciens de la SOPFEU perfectionnent constamment les modèles de prédiction des feux qui leur permettent d'anticiper la charge de travail exigée pour lutter contre les feux, de manière à ajuster les ressources à déployer en conséquence.

Le type d'intervention retenu est déterminé, notamment, par la valeur économique de la forêt qui est menacée par le feu et par les conséquences écologiques de son éventuelle destruction. Les connaissances dans ce dernier domaine sont encore limitées, quoiqu'on dispose de données de plus en plus fiables sur les risques de propagation et les conséquences des feux. La décision d'intervenir ou non et le type d'action retenu, le cas échéant, seront donc de plus en plus pertinents.

La détection et la lutte

Le système québécois de protection des forêts contre le feu repose sur la prévision, la détection hâtive et une attaque initiale aussi rapide qu'énergique. La détection est effectuée à l'aide d'une trentaine d'avions, qui sillonnent le territoire à des fréquences déterminées dictées par le risque de feu, la foudre et les prévisions météorologiques. Chaque avion est muni d'un émetteur-récepteur et d'un système de positionnement par satellites, lequel permet de localiser les foyers d'incendie avec précision.

Lorsqu'un feu de forêt est détecté, il faut intervenir aussi rapidement que vigoureusement si l'on veut circonscrire les dommages. La SOPFEU dispose du personnel et de l'équipement voulus pour relever ce défi. En cas de feu, elle lance l'attaque initiale en détachant des équipes héliportées ou terrestres et des avions-citernes amphibies. Ces derniers appareils sont bien adaptés aux conditions qui prévalent dans l'est de l'Amérique du Nord, où ils peuvent écoper l'eau dans les nombreux plans d'eau qu'on y retrouve.

L'expertise québécoise en matière de protection et de lutte contre les feux de forêt est reconnue mondialement. Plusieurs pays consultent nos spécialistes pour améliorer leurs propres systèmes de protection. Le Québec a même signé un accord national et des accords internationaux en vertu desquels il s'est engagé à échanger des ressources de lutte contre les feux de forêt.

La gestion des feux de forêt

Le système de protection mis en place au Québec est conçu pour répondre aux besoins des utilisateurs du milieu forestier et il s'avère habituellement très efficace. Néanmoins, la nature crée parfois des situations telles que les débordements sont inévitables. Conséquemment, la stratégie actuelle, axée sur l'élimination des feux de forêt, pourrait évoluer, à moyen terme, vers un programme de gestion du feu modulé en fonction de différents scénarios de protection.

Pour obtenir des renseignements plus détaillés, consultez la section Feux, insectes et maladies des arbres au Québec

Voir également





Retour à la page précédente