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La Loi sur les forêts, qui stipule
les responsabilités de ceux qui ont le privilège
de récolter du bois dans les forêts du domaine
de l'État, les oblige, notamment, à élaborer
et à mettre en uvre des plans stratégiques
et opérationnels garants d'un aménagement forestier
de qualité. Les bénéficiaires d'un droit
de récolte doivent aussi participer à la mise
en uvre des plans spéciaux de récupération
élaborés par le ministre lorsqu'un désastre
naturel risque de provoquer des pertes de bois, par exemple.
Le plan général d'aménagement
forestier (PGAF)
Le PGAF est un plan stratégique
qui est révisé tous les cinq ans et qui
comprend, notamment :
- une description de l'unité d'aménagement,
des conditions socio-économiques qui y prévalent,
des secteurs qui doivent y être protégés;
- les possibilités annuelles de coupe à rendement
soutenu calculées par le ministre;
- l'énoncé des objectifs de protection et
de mise en valeur poursuivis;
- une description des stratégies d'aménagement
forestier retenues pour atteindre les rendements et les
objectifs fixés;
- la programmation des travaux sylvicoles prévus
au cours des cinq années et la description des zones
qui présentent un intérêt particulier
pour les autres utilisateurs du milieu forestier;
- un bilan des activités d'aménagement réalisées
sur le territoire.
Le plan annuel d'intervention forestière
(PAIF)
Le PAIF est un plan opérationnel
que les bénéficiaires de contrats et de conventions
doivent soumettre chaque année, pour chaque
unité d'aménagement où ils sont autorisés
à récolter du bois. Le ministre doit approuver
ce document avant de délivrer le permis d'intervention.
Le PAIF doit évidemment refléter les stratégies
d'aménagement décrites dans le plan général
et le programme quinquennal de travaux établi dans
ce même document. Les bénéficiaires doivent
notamment y décrire les activités d'aménagement
qu'ils comptent réaliser au cours de l'année
et y indiquer la nature et l'emplacement des infrastructures
qu'ils entendent mettre en place.
La participation du public et des tiers
à la planification forestière
Les ressources du milieu forestier doivent
être gérées et aménagées
de façon optimale, dans l'intérêt public.
Cela suppose que la population, les élus locaux et
les différents utilisateurs du milieu forestier aient
l'occasion d'exprimer à la fois leurs besoins et leurs
attentes et qu'ils puissent influencer les décisions
prises en matière de planification stratégique.
La Loi sur les forêts,
qui vise notamment à harmoniser les activités
qui se déroulent dans les forêts du domaine de
l'État, oblige donc ceux qui y bénéficient
d'un droit de récolte à inviter certains individus
et groupes ciblés à participer à l'élaboration
du plan stratégique d'aménagement forestier
et ce, dès le début du processus. Les représentants
des municipalités régionales de comté
et des autochtones, les gestionnaires des ressources fauniques,
les titulaires de permis d'exploitation d'une érablière
à des fins acéricoles et les locataires à
des fins agricoles sont donc impliqués dans la planification
de l'aménagement forestier des territoires qui les
concernent. Lorsqu'ils soumettent leurs plans au ministre,
les bénéficiaires sont d'ailleurs tenus d'y
joindre un rapport dans lequel ils identifient notamment ceux
qui y ont participé.
En plus de s'adjoindre les groupes et les
individus mentionnés ci-dessus lors de
l'élaboration de leurs plans stratégiques, les
bénéficiaires de droits de coupe doivent consulter
le public avant de soumettre ce document au ministre. Soulignons
enfin que si un différend persiste entre un bénéficiaire
et un participant lors du dépôt du plan, il appartient
au ministre de se prononcer sur la question. Il peut également
faire appel à un conciliateur s'il le juge nécessaire.
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