Milieu forestier

L'état des forêts

Comprendre la forêt















Logiciel Sylva II
Permis d'exploitation d'usine de transformation
du bois
Plans d'aménagement et thématiques forestières
Plans et rapports d'interventions forestières

Portail mesurage et facturation

Système PLANTS

 
La faune

Gros plan sur les forêts
L'énergieLes forêtsLes minesLe territoireLe foncierLe Ministère
Gros plan sur les forêts


La recherche : indispensable à une saine gestion


L'acquisition et la diffusion de connaissances nouvelles sont indispensables dans un processus d'amélioration continue de la gestion forestière.
Au Québec, la recherche forestière est principalement axée sur l'amélioration des arbres et la reproduction végétative, la sylviculture et la productivité des forêts naturelles, la productivité des travailleurs forestiers et l'écologie. En plus de disposer d'une équipe de chercheurs chevronnés, le Ministère s'associe également à d'autres scientifiques du milieu universitaire et des centres de recherche, notamment pour implanter des programmes d'innovation dans le domaine des opérations forestières et celui de la transformation des bois. Il joint aussi ses efforts à ceux de l'industrie en vue d'optimaliser l'utilisation de la matière ligneuse, de diversifier les produits du bois et de mettre au point de l'équipement de mieux en mieux adapté aux travaux de sylviculture et de récolte.

L'amélioration génétique des arbres

Même s'il privilégie la régénération naturelle, le Ministère a recours au reboisement pour remettre en production les aires dévastées par le feu ou d'autres perturbations naturelles, de même que celles qui se régénèrent mal à la suite d'une coupe. Pour optimiser la productivité des plantations, il poursuit plusieurs programmes d'amélioration génétique, tous basés sur des processus de sélection et non sur l'introduction de gènes nouveaux. Le Ministère ne produit donc aucun organisme génétiquement modifié (OGM). L'hybridation du peuplier et du mélèze, deux essences à croissance rapide qui fournissent des volumes élevés de matière ligneuse, constitue un volet important de ces programmes.

Les espèces les plus couramment utilisées pour le reboisement font aussi l'objet d'un programme d'amélioration génétique. C'est le cas, notamment, de l'épinette blanche, de l'épinette noire, de l'épinette de Norvège ainsi que du pin gris. On a déjà établi des vergers à graines de deuxième génération pour certaines de ces essences. Les plants cultivés à partir des semences récoltées dans ces vergers permettent d'escompter des gains de 8 % à 23 %, selon les essences.

Les chercheurs s'intéressent également à la reproduction végétative dans le cadre des programmes d'amélioration génétique. Ils ont recours à des techniques de contrôle de la floraison et de la pollinisation dans les vergers à graines de seconde génération, en raison de la valeur des semences qui y sont produites. D'autres travaux portent sur la conservation et la germination des graines.

Par ailleurs, la difficulté de satisfaire à la demande de plants de mélèzes hybrides de façon constante a incité les chercheurs à mettre au point des techniques de bouturage et de culture. Ils poursuivent aussi des travaux qui touchent à l'ensemble des processus liés à la floraison de diverses variétés de mélèzes, sur la pollinisation de ces sujets et sur la production contrôlée de graines.

La production de nouveaux types de plants

Dans la Stratégie de protection des forêts qu'il a adoptée en 1994, le Ministère recommandait de mettre des plants de fortes dimensions (PFD) en terre sur les stations où les risques de compétition végétale sont élevés, pour pallier l'abandon des phytocides. La demande de PFD a alors grimpé en flèche et, pour la satisfaire, les spécialistes ont eu recours à de nouvelles techniques de culture, tant en récipients qu'à racines nues. En collaboration avec des pépiniéristes, ils ont entrepris divers projets de recherche pour préciser les exigences culturales des PFD et obtenir ainsi les meilleurs taux de croissance possible dans les plantations.

En outre, la production de plants destinés au reboisement génère de nombreux projets de recherche :

  • mise au point de récipients à parois ajourées, qui réduisent les malformations des racines;

  • adaptation des calendriers de fertilisation et d'irrigation aux essences cultivées et aux divers stades de croissance des plantules;

  • conception d'une nouvelle technique pour mesurer la teneur en eau du substrat de culture et du sol;

  • réduction du lessivage d'engrais vers la nappe phréatique, pour préserver les eaux souterraines des pépinières, sans toutefois affecter la qualité des plants cultivés, etc.

À ces réalisations s'ajoute la conception de calendriers d'endurcissement qui indiquent aux pépiniéristes le degré de résistance des plants et leur permettent ainsi de réduire les pertes attribuables au gel.

De plus, des études comparatives effectuées dans des plantations ont permis de formuler des recommandations sur les types de plants à cultiver et sur les techniques à retenir pour chacun d'eux. Désormais, les pépiniéristes québécois sont en mesure de cultiver, tant en récipients qu'à racines nues, des plants de fortes dimensions de qualité, capables de dominer la végétation concurrente.

Le reboisement avec des essences commerciales

Les chercheurs s'intéressent aussi à l'interaction entre les multiples composantes du milieu forestier, aux types de plants utilisés, ainsi qu'à la nature des interventions réalisées dans le passé, à leur séquence et à leur impact sur la croissance et la productivité des arbres d'essences commerciales. Ils veulent élaborer des tables de production qui tiennent compte de l'intensité des travaux d'aménagement réalisés et de la qualité des stations (classe de drainage, type écologique, richesse relative, dépôt de surface, etc.) et ce, pour chacune des essences utilisées lors des travaux de reboisement.

De nombreux types de plants font l'objet de suivis, dont les plants cultivés à racines nues et en récipients de diverses dimensions ainsi que les plants issus du programme d'amélioration génétique, comme les essences à croissance rapide. Les chercheurs étudient aussi les effets réels des travaux d'aménagement, tels la préparation de terrain, les dégagements mécaniques et biologiques, les éclaircies commerciales et précommerciales, l'élagage, etc., sur la croissance et la productivité des plantations et des peuplements naturels.

La sylviculture et la productivité des forêts naturelles

Certains chercheurs s'efforcent de modéliser la dynamique et la productivité des peuplements résineux, feuillus et mélangés, de structures équienne et inéquienne. Ils évaluent aussi les effets des divers types coupes et des travaux sylvicoles sur l'implantation de la régénération, la croissance des peuplements, la végétation compétitive et les conditions micro-environnementales.

D'autres scientifiques analysent l'effet de certains facteurs biotiques (épidémies d'insectes, sénescence des résineux, concentrations de cervidés, etc.) ou abiotiques (verglas, climat, etc.) sur la croissance et la productivité des peuplements forestiers. Certains étudient la croissance et le développement des feuillus, selon les différents indices retenus pour classifier les tiges eu égard à leur qualité. D'autres, enfin, comparent divers modes d'aménagement des érablières pour déterminer lesquels maximisent la production concomitante de sève et de bois d'œuvre, sur une superficie donnée.

Étude de la productivité des travailleurs

Depuis quelques années, on poursuit plusieurs travaux de recherche pour modéliser la productivité des travailleurs sylvicoles affectés aux tâches de reboisement, de dégagement de la régénération et des éclaircies précommerciales. Les chercheurs veulent en arriver à construire des modèles d'évaluation de la productivité des travailleurs en fonction des principales caractéristiques des stations. Certaines études permettent d'évaluer l'impact de ces mêmes caractéristiques sur l'effort physiologique exigé des travailleurs.

L'écologie et la protection du milieu forestier

Soucieux de préserver la biodiversité du milieu forestier et d'en favoriser une utilisation polyvalente, le Ministère a délimité les diverses zones de végétation et domaines bioclimatiques du Québec. Il s'emploie maintenant à définir le type écologique des multiples stations et il publie des guides qui permettront aux aménagistes de faire eux-mêmes cet exercice. Les gestionnaires des ressources forestières pourront ainsi prendre des décisions plus éclairées et opter pour les pratiques sylvicoles les plus appropriées. Le Ministère s'intéresse également à l'impact des changements climatiques et de la pollution atmosphérique sur les écosystèmes forestiers. Les scientifiques ont notamment établi un réseau d'étude et de surveillance des écosystèmes forestiers (RESEF), qui leur permet de faire le monitorage de nombreuses variables relatives à l'environnement, à la pédologie et à la croissance des arbres.

Grâce à son programme de subventions, le Ministère collabore financièrement à la réalisation de projets de recherches qui visent à mieux faire comprendre les multiples rôles de la forêt sur les plans faunique, hydrique, récréo-touristique et social ainsi que l'impact probable des travaux d'aménagement forestier sur la biodiversité.

Si elles ne sont pas partagées, les connaissances demeurent vaines. On s'emploie donc à diffuser les résultats des chercheurs le plus rapidement possible, par le truchement de publications, de colloques et d'expositions thématiques, sans oublier Internet. Les aménagistes peuvent donc compter sur des informations qui sont constamment mises à jour pour accroître la productivité des peuplements, tout en respectant les multiples composantes des écosystèmes et leurs nombreux utilisateurs.





Retour à la page précédente