Ministère des Ressources naturelles, de la Faune du Québec
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Restauration des stocks de perchaude dans le lac Saint-Pierre – Étude sur la récolte sportive hivernale



 

À compter du 2 janvier 2009, et jusqu’au 8 mars 2009, le ministère des Ressources naturelles et de la Faune réalisera une étude permettant d’estimer l’ordre de grandeur de la récolte sportive hivernale de perchaudes au lac Saint-Pierre et dans son archipel. Cette étude s’inscrit dans le cadre du plan de gestion de la pêche 2008 du Ministère mis en place afin de restaurer les stocks de perchaude dans le lac Saint-Pierre. Elle est réalisée en étroite collaboration avec l’aire faunique communautaire du lac Saint-Pierre, les pourvoyeurs et les centres de pêche de la Mauricie, du Centre-du-Québec et de Lanaudière.



Pourquoi réaliser une étude sur la récolte sportive hivernale de la perchaude?

Pour s’assurer du respect du quota de pêche accordé par le Ministère aux pêcheurs sportifs dans le cadre de son plan de gestion de la pêche 2008. Afin de favoriser le rétablissement de la population de perchaude, ce quota a été réduit de 86 tonnes (t) à 12,3 t et se répartit comme suit :

  • 8 t à la pêche sportive
  • 4,3 t à la pêche commerciale.

Il faut noter qu’en 2008, depuis l’ouverture de la pêche en mai, la récolte sportive estimée est de l’ordre de 1,5 tonne, tandis que la récolte commerciale déclarée a atteint 3,1 tonnes.

Comment l’étude est-elle réalisée?

Les moyens retenus sont une enquête, menée sur la glace, auprès des pêcheurs sportifs ainsi qu’un sondage téléphonique auprès d’un échantillon de détenteurs d’une autorisation de pêcher annuelle, saisonnière ou journalière.

Qu’attend-on des pêcheurs sportifs dans le cadre de l’étude?

Une collaboration particulière est demandée aux pêcheurs sportifs : après chaque excursion, ils doivent remplir le coupon numéroté qui leur a été remis avant le début de l’activité de pêche par le personnel de l’aire faunique communautaire du lac Saint-Pierre, celui des centres de pêche ou par les pourvoyeurs. Ils doivent y inscrire le nombre de perchaudes prises et le nombre de perchaudes conservées par le groupe ayant voyagé dans le même véhicule. Ils doivent ensuite déposer ce coupon dans l’une des boîtes spécialement identifiées à cette fin et se trouvant sur le site de pêche.

Un appel à tous est spécialement lancé aux pêcheurs sportifs ne circulant pas sur les réseaux routiers entretenus par les pourvoyeurs et les centres de pêche : nous vous invitons à vous procurer le coupon requis chez l’un des distributeurs énumérés ci-haut, puis à le déposer dans l’une des boîtes spécialement identifiées, à votre retour.

Comment procède-t-on à l’estimation?

Le nombre estimé de perchaudes conservées est multiplié par leur poids moyen (données recueillies lors de patrouilles sur le terrain, sur le plan d’eau ou à la sortie du lac), ce qui permet d’obtenir la quantité, en tonnes, de la récolte de perchaudes.

Comment les pêcheurs peuvent-ils contribuer à la survie de la perchaude?

Outre leur collaboration dans le cadre de l’étude actuelle, les pêcheurs peuvent faire leur part pour le rétablissement de la ressource en retirant avec précaution l’hameçon de la bouche des perchaudes de taille inférieure à 190 mm et en les remettant rapidement à l’eau.

En effet, une étude réalisée en 2006 par le Ministère au lac Saint-Pierre, et portant sur la survie des perchaudes prises à la pêche sportive à la dandinette (couramment nommée jig) ou à la brimbale, et remises à l’eau en hiver a démontré que ce simple geste de la part des pêcheurs sportifs contribue positivement à la survie de la perchaude.

Lors de cette expérimentation, la presque totalité des hameçons ayant capturé des perchaudes au moyen de la dandinette était localisée dans la bouche et le taux de mortalité observé après 21 jours n’était que de 1%. Les taux de mortalité respectifs pour les perchaudes prises à la brimbale après 1 et 21 jours étaient de :

  • 2% et 5% lorsque l’hameçon était localisé peu profondément dans la bouche;
  • 4% et 8% lorsque l’hameçon avaient atteint les régions nerveuses près du cerveau;
  • 32% et 57% pour les perchaudes piquées plus profondément dans la bouche, lesquelles heureusement, ne comptaient que pour environ 8% des perchaudes devant être remises à l’eau.

Ce résultat, sans équivalent dans la littérature scientifique, a confirmé la validité de la décision de gestion du Ministère en ce qui avait trait à l’augmentation de la taille légale de 165 mm à 190 mm et permis d’obtenir une information de grande qualité. Grâce à ces données, les pêcheurs sportifs peuvent maintenant prendre conscience qu’ils peuvent participer activement au rétablissement de la population de perchaude par leur comportement.

Pour plus d’information sur l’étude en cours ou sur les mesures gouvernementales pour assurer le renouvellement des stocks de perchaudes au lac Saint-Pierre, communiquez avec la Direction de l’aménagement de la faune de la Mauricie et du Centre-du-Québec ou encore avec les responsables de l’aire faunique communautaire du lac Saint-Pierre.