Le cuivre est
ductile, malléable et possède une bonne résistance
à la corrosion. De plus, il est un excellent conducteur.
Dans la nature, on le retrouve sous diverses formes que l’on
regroupe généralement en trois catégories :
- cuivre natif;
- minerais sulfurés (chalcopyrite, coveline, bornite);
- minerais oxydés (cuprite, malachite, azurite).
Par ailleurs, selon des données
américaines, 55 % de la production
de cuivre provient de la production minière,
alors que 45 % est dérivée
du recyclage de métaux à base de
cuivre.
Sous l’effet de l’oxydation, le cuivre
se recouvre d’une patine verte, qui le protège contre
la corrosion. De plus, sa ductilité et sa résistance
à la traction permettent de lui donner les formes les plus
diverses sans provoquer la rupture du métal. Par ailleurs,
le cuivre s’allie facilement à plusieurs métaux
pour former des alliages, tels le bronze (cuivre et étain)
et le laiton (cuivre et zinc).
Usages
Aux États-Unis, plus de 60 % du cuivre
sert à la conductivité électrique,
alors qu’environ 20 % est utilisé
afin de prévenir la corrosion. Le cuivre
est surtout utilisé à l’état
pur, mais il l’est aussi sous forme d’alliages,
principalement le laiton et le bronze, et, dans
une faible proportion, sous forme de composés
chimiques. Ces divers produits trouvent leurs
principales applications dans l’industrie
de la construction ainsi que dans la fabrication
de produits électriques et électroniques,
de machinerie et d’équipement de
transport, dont l’automobile et de nombreux
biens de consommation. À l’état
pur, il sert surtout à la fabrication de
fils et de câbles, principalement pour les
applications électriques. Le laiton sert
entre autres à la fabrication d’appareils
de plomberie, pour la dorure et la construction
navale, tandis que le bronze entre dans la fabrication
d’engrenages, de coussinets et de pièces
mécaniques. Enfin, les composés
chimiques qui contiennent du cuivre sont surtout
utilisés en agriculture.
Production au Québec
La production de cuivre au Québec,
en 2004, provient :
- d’une seule mine de cuivre (Louvicourt);
- de deux mines de zinc (Bell-Allard et Bouchard-Hébert);
- de deux mines d’or (LaRonde et Troilus);
- d’une mine de nickel (Raglan).
Ces mines sont localisées pour la plupart
au nord-ouest du Québec, dans les sous-provinces géologiques
de l’Abitibi et de l’Opatica. Seule la mine Raglan est
située dans la fosse de l’Ungava, au nord du Québec.
La mine Louvicourt, propriété
de Mines Novicourt, Corporation Teck Cominco et
Aur Ressources, produit près de 50 %
du cuivre au Québec, tandis que les Mines
Selbaie, de Métaux BHP Billiton (Canada),
est responsable d'environ 13 % des livraisons
québécoises. En 2003, la production
totale de cuivre pour le Québec a été
de 80 000 tonnes.
Le secteur du cuivre se caractérise
aussi par la présence de la fonderie Horne,
située à Rouyn-Noranda et d’une
affinerie, située à Montréal-Est.
Toutes les deux appartiennent à Noranda
inc.
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