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Tourbe

La tourbe résulte de l’accumulation en condition anaérobie de débris de végétation muscinée, herbacée, arbustive ou arborescente plus ou moins décomposés, dans des environnements saturés en eau. La formation des dépôts de tourbe est reliée à la dynamique et à l’évolution des tourbières.

Usages

En Amérique du Nord, la tourbe sert en horticulture et en agriculture :

  • à l’amendement des sols;
  • aux substrats de culture et de terreaux;
  • aux paillis;
  • aux litières;
  • au compostage.

Plusieurs tourbières sont également utilisées pour la production maraîchère et fruitière (canneberges), de même que pour des travaux d’aménagement sylvicole. Elle entre aussi dans la fabrication de pots et de pastilles servant à la germination des plantes, comme agent dépolluant, de même que dans la construction de biofiltres résidentiels et municipaux pour le traitement des eaux usées. En Europe, on l’utilise comme combustible ainsi que pour la production de coke métallurgique, de charbon activé, de gaz naturel synthétique et de méthanol.

Production au Québec

En 2001, 22 producteurs de tourbe exploitaient une quarantaine de tourbières localisées principalement dans les régions du Bas-Saint-Laurent, de la Côte-Nord et du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Au Québec, les tourbières se forment depuis plusieurs milliers d’années. Le taux d’accumulation de la tourbe varie de 1 à 16 centimètres par siècle. Le Québec compte 8 274 740 ha de tourbières, dont près de 85 % se trouvent au nord du 51e parallèle.


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