Pour une meilleure
compréhension de la Province du Supérieur
Robert Marquis
Direction de Géologie Québec
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Figure 1 : La Province du Supérieur est une immense région qui possède des caractéristiques géologiques spécifiques très favorables à l’exploration minérale. Cette carte de la Province du Supérieur en montre les principales subdivisions, parmi lesquelles on reconnaît la sous-province de l’Abitibi, la sous-province de La Grande et le Front de Grenville.
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La Province du Supérieur est une immense région
qui possède des caractéristiques géologiques spécifiques
très favorables à l’exploration minérale. On
y retrouve en abondance de vieilles roches volcaniques âgées
de plus de 2 700 000 000 d’années, propices
à la découverte de gisements d’or, de cuivre et de
zinc, des roches magmatiques riches en nickel et en platine, des formations
de fer de type Algoma, ainsi que des kimberlites diamantifères
beaucoup plus jeunes que les roches volcaniques.
Cette année, Québec
Exploration 2004 offrira une session de conférences qui portera spécifiquement
sur la Province du Supérieur. À cette occasion, des conférenciers
du Québec, de l’Ontario et du Manitoba traiteront de l’évolution
géologique, de la structure interne détaillée et du potentiel
minéral de cette province géologique. La collaboration traditionnelle
entre le Québec et l’Ontario sera élargie au Manitoba. Cette
approche permettra d’offrir aux participants un programme de conférences
couvrant l’ensemble de la Province du Supérieur. Les principaux
thèmes abordés seront les différents styles de minéralisation,
particulièrement les gisements aurifères orogéniques, les
subdivisions internes et la nature de contacts avec les provinces géologiques
adjacentes.
Historique
Le partenariat entre le Québec et l’Ontario
concernant la diffusion des connaissances géologiques de la Province
du Supérieur existe maintenant depuis plus de 20 ans. En effet,
c’est en 1984 que la première carte géologique
à l’échelle de 1/500 000 et couvrant l’ensemble
de la ceinture des roches vertes de l’Abitibi, fut publiée
conjointement par le ministère de l’Énergie et des
Ressources du Québec et par l’Ontario Geological Survey (OGS).
À cette époque, la ceinture des roches vertes de l’Abitibi
fut ciblée en raison de son importante concentration de riches
gisements métallifères exploités depuis le début
du vingtième siècle.
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Figure 2 : La ceinture des roches vertes de l’Abitibi
est particulièrement importante au point de vue économique,
en raison d’une remarquable concentration en riches gisements
métallifères exploités depuis le début
du vingtième siècle. Cette photo illustre les moyens
de transport utilisés pour accéder aux endroits les
plus inaccessibles.
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En 2000, le Québec et l’Ontario ont également
collaboré à la réalisation d’une session spéciale
de conférences consacrées spécialement à la
ceinture des roches vertes de l’Abitibi et aux terrains limitrophes
de la Province du Supérieur. Ces conférences ont été
présentées à Québec, dans le cadre du Séminaire
annuel d’information sur la recherche géologique. Par la suite,
quatorze articles scientifiques dérivés de ces conférences
ont été publiés dans une édition spéciale
de la revue Precambrian Research paru en 2002 et co-édité
par W. U. Mueller (Université du Québec à Chicoutimi),
R. Marquis (Ministère des Ressources naturelles de la Faune et des
Parcs) et P. Thurston (OGS).
Au Québec, entre 1995 et 2002, un programme de
cartographie détaillée à l’échelle de 1/50 000
a également été réalisé à la
Baie James afin de bonifier la banque de données cartographiques,
géochronologiques et métallogéniques et élaborer
une nouvelle synthèse pour les secteurs de la rivière La
Grande et de la rivière Eastmain, deux régions à
fort potentiel minéral de la Province du Supérieur.
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Figure 3 : Une géologue traverse un gigantesque
affleurement rocheux à la baie James, dans le secteur de la
rivière Eastmain, un endroit propice à l’exploration
minérale.
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Figure 4 : À la baie James, le programme de cartographie détaillée réalisé à l’échelle de 1/50 000 a nécessité le prélèvement et l’analyse de nombreux échantillons rocheux minutieusement sélectionnés pour leurs caractéristiques géologiques et leur potentiel économique.
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À la même époque, entre 1998 et 2003,
le Québec réalisait un ambitieux programme de cartographie
de la partie est de la Province du Supérieur, au nord de la baie
James. Ce programme, appelé Projet Grand Nord, a permis de compléter
la couverture cartographique à l’échelle de 1/250 000
et d’effectuer une première reconnaissance métallogénique
du nord du Québec. En plus d’ouvrir de nouveaux territoires
à l’exploration minérale, ce vaste programme d’acquisition
de connaissances a fait évoluer considérablement la compréhension
géologique de ces terrains nordiques. Il a permis également
de découvrir des roches parmi les plus anciennes au monde, le long
de la côte de la baie d’Hudson et de réaliser plusieurs
projets thématiques en partenariat avec l’Université
du Québec à Montréal, l’Université McGill,
l’Université Simon Fraser et la Commission géologique
du Canada. Par son ampleur et sa complexité, ce programme a mobilisé
l’essentiel des ressources humaines et financières de la
direction de Géologie Québec. Actuellement, plusieurs géologues
travaillent encore à la synthèse de l’information
recueillie durant ce projet.
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Figure 5 : Le Projet Grand Nord
a permis de compléter la couverture cartographique à
l’échelle de 1/250 000 et d’effectuer
une première reconnaissance métallogénique
du nord du Québec Sur cette photo, un géologue du
ministère effectue des observations de terrain, au nord de
la limite des arbres.
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Figure 6 : Le Projet Grand Nord a ouvert de nouveaux territoires à l’exploration minérale. Cette photo montre un campement d’été temporaire, installé pour une période de 10 semaines afin de répondre aux besoins d’une équipe géologique de 18 personnes.
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Une approche toujours
renouvelée
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Figure 7 : Dans le secteur de
Chibougamau, les travaux en cours visent à préciser
la nature du contact entre la Province du Supérieur et la
Province de Grenville. Sur cette photo, un groupe de géologues
discute du potentiel économique de
l’affleurement rocheux apparaissant au premier plan.
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En 2003, des travaux détaillés ont été
réalisés à l’échelle de 1/50 000
dans le secteur de Chibougamau. Ils ont permis de préciser la nature
du contact sud de la Province du Supérieur et de la Province de
Grenville, une ancienne chaîne de montagne très érodée
qui expose maintenant à la surface des roches formées à
grande profondeur dans la croûte terrestre.
Dans la ceinture des roches vertes de
l’Abitibi, tant du côté québécois qu’ontarien,
les travaux en cours portent, d’une part, sur la compilation nécessaire
à la mise à jour de la carte Ontario-Québec de 1984
et, d’autre part, sur des projets de cartographie ciblés
et des synthèses métallogéniques très détaillées
de différents camps miniers. Au Québec, dans le cadre des
synthèses métallogéniques, une attention particulière
est accordée à l’intégration des banques de
données publiques, ce qui permet par la suite, en partenariat avec
l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue,
une modélisation 3D très utile à la détermination
de nouvelles cibles d’exploration.
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Figure 8 : Dans la ceinture des
roches vertes de l’Abitibi, les synthèses métallogéniques
très détaillées permettent une intégration
des banques de données publiques disponibles pour différents
camps miniers et une modélisation 3D très utile
à la détermination de nouvelles cibles d’exploration.
Un jeune géologue du Ministère présente une
carte géologique détaillée à ses collègues
de l’industrie minière.
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Québec Exploration 2004 offrira, en plus de la
session de conférences qui portera spécifiquement sur la
Province du Supérieur, deux ateliers multimédias qui présenteront
les résultats des études détaillées réalisées
par des géologues du Ministère. Ces ateliers seront animés
par les géologues responsables de ces projets. Un premier atelier
discutera des plus récentes découvertes dans la région
de Rouyn-Noranda où le Groupe de Blake River fait l’objet
de recherches intensives pour identifier de nouvelles sources d’approvisionnement
en cuivre. Un second atelier traitera de la région de Chibougamau
et plus spécifiquement du potentiel minéral du Front de
Grenville qui marque la limite entre, d’une part, la Province du
Supérieur et d’autre part, la Province de Grenville, beaucoup
plus jeune.
Vous êtes cordialement invités à
participer à ces ateliers interactifs.
Références
1994, Géologie du Québec, Les
publications du Québec, pages 7 à 46.
2002, Evolution of the Archean Greenstone Belt and adjacent
terranes: New Insights from Geochronology, Geochemistry, Structure and Facies
Analysis, Precambrian Research, Special Issue, volume 115, 371 p.
MERQ-OGS, 1983, Carte lithostratigraphique de la sous-province
de l’Abitibi : ministère de l’Énergie et
des Ressources du Québec/Ontario Geological Survey : 1:500 000,
catalogué « DV83-16 » à Québec et
« Map 2484 » en Ontario.

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