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Faits saillants de l'exploration minière au Québec en 2005

Le nombre de découvertes d’importance réalisées en sol québécois et le prix favorable des métaux a permis au Québec de connaître, en 2005, l’une de ses meilleures années en matière d’investissements en exploration et en mise en valeur de gisements miniers. En effet, ces dépenses ont atteint une somme de 226,5 M$ (données préliminaires), semblable à celle de 227,2 M$ enregistrée en 2004.

Rappelons qu’en 2004 les activités d’exploration et de mise en valeur avaient visé les métaux précieux dont l’or (135 M$, 60 % de l’ensemble des dépenses) ainsi que le cuivre et le zinc (23 M$, 10 %) principalement dans le Nord-Ouest québécois, le nickel et le cuivre (34 M$, 15 %) surtout en Ungava, le diamant (28 M$, 12 %) surtout au nord des monts Otish et les autres substances (7 M$, 3 %).

L’année 2006 s’annonce tout aussi favorable. Ainsi, les dépenses d’exploration les plus importantes devraient être effectuées en Abitibi et en Ungava, mais des investissements croissants sont à prévoir dans d’autres secteurs du Québec, dont ceux pour l’or et le diamant sur le territoire de la Baie-James.

Le rapport sur les activités d’exploration minière au Québec en 2005 sera disponible à l’occasion du PDAC. Pour vous donner un avant-goût de son contenu, nous vous offrons quelques faits saillants :

DV 2006-01 - Rapport sur les activités d'exploration minière au Québec 2005

Or

Certains projets avancés ont franchi des étapes significatives en 2005. À Val-d’Or, Century Mining Corp. a repris la production commerciale dans la fosse Sigma à la fin de mai 2005. Au projet Casa Berardi, situé au nord de La Sarre, Mines Aurizon ltée a débuté le fonçage du puits et poursuivi ses travaux de développement souterrain ainsi que les forages de définition et d’exploration. La mise en production est prévue pour novembre 2006 à une cadence annuelle de 175 000 onces d’or. Mines Agnico-Eagle ltée a annoncé en juillet la mise en branle du projet minier Goldex, dont les réserves sont de 21,77 Mt à 2,4 g/t Au, avec un investissement de 176 M$ pendant la période de construction de trois ans. Une mise en production en 2008 est prévue à une cadence de 170 000 onces d’or par an.

Plusieurs projets avancés d’exploration souterraine pour l’or ont été amorcés ou se sont poursuivis. Mines Agnico-Eagle ltée a débuté un programme évalué à 30 M$ sur la propriété Lapa près de Cadillac qui inclut du développement souterrain postérieur au fonçage d’un puits de 823 m. Les réserves probables ont été estimées à 4,08 Mt à 8,91 g/t Au. Près de Malartic, Mines Richmont inc. a investi plus de 10 M$ sur sa propriété East Amphi, afin de poursuivre les travaux de développement souterrain et compléter un échantillonnage en vrac de 25 900 tonnes. Au complexe minier Kiena, Mines d’Or Wesdome inc. a effectué des forages de définition dans les zones VC, 388, Nord et Martin et foncé deux galeries d’exploration à son projet Kiena/Wesdome. Près de Val-d’Or, Corporation minière Alexis a débuté, en septembre 2005, le fonçage d’une rampe de 1,5 km de longueur et complété 18 000 m de forage sur le projet du lac Herbin, afin de vérifier les ressources inférées estimées jusqu’à présent à 1,07 Mt à 7,3 g/t Au.

Des résultats intéressants ont également été annoncés sur d’autres projets d’exploration aurifère en Abitibi. Au projet Wood-Pandora, situé quelques kilomètres à l’ouest de celui de Lapa, Entreprises minières Globex inc. et Queenston Mining Inc. ont recoupé une section de 25,35 g/t Au sur une longueur de 6,0 m. Au projet du lac Bachelor, près de Desmaraisville, Ressources Métanor inc. et Halo Resources Ltd. ont effectué des forages souterrains et complété une nouvelle estimation des ressources mesurées et indiquées comprenant 0,84 Mt à 7,79 g/t Au. Sur la propriété Windfall Lake, située dans la Ceinture d’Urban-Barry à l’est de Lebel-sur-Quévillon, Noront Resources Ltd. a recoupé en forage un stockwerk de veinules aurifères (5,9 g/t Au sur 7,05 m). Sur une propriété adjacente, Ressources Murgor inc. a recoupé en forage des minéralisations aurifères à fortes teneurs (ex. : 10,46 g/t Au sur 11 m).

Le territoire de la Baie-James suscite un intérêt croissant pour l’or depuis la découverte par Mines d’Or Virginia inc. du système minéralisé Roberto sur la propriété Éléonore au nord-est du réservoir Opinaca. Ce système hautement aurifère, qui est maintenant tracé par forage sur une distance latérale de 1,9 km et une profondeur de 900 m, contient trois zones principales soit Roberto (22,56 g/t Au sur 15 m), Mid-Roberto (13,35 g/t Au sur 10,8 m et 11,11 g/t Au sur 5,1 m) et Roberto Est (11,23 g/t Au sur 10,8 m), qui demeurent ouvertes latéralement et en profondeur. Mines d’Or Virginia a annoncé en décembre la signature d’une entente avec Goldcorp Inc. qui fera l’acquisition du projet Éléonore grâce à un plan d’arrangement approuvé. Cette société entend continuer activement l’exploration et le développement du projet en 2006. Une première estimation des ressources minérales est prévue d’ici l’été 2006. Cette découverte significative dans un nouveau contexte géologique a entraîné la réévaluation du potentiel aurifère régional. EvertonResources inc. et Exploration Azimuth inc. ont annoncé la découverte d’un corridor aurifère d’une longueur estimée de 1,7 km sur la propriété Opinaca « Bloc A », adjacente au nord à la propriété Éléonore. Des échantillons choisis de surface ont retourné des teneurs variant de 0,1 à 29,07 g/t Au dans des roches sédimentaires fortement métamorphisées.

Métaux usuels

Pour les métaux usuels, des projets avancés ont franchi des étapes significatives, mais le Nord-Ouest québécois a été marqué par la fermeture des mines Bouchard-Hébert et Louvicourt. En septembre 2005, la mine Copper Rand 5000 de Ressources Campbell inc. avait produit 3,6 millions de livres de cuivre et 3 944 onces d’or, mais l’atteinte d’un niveau de production commerciale nécessitera le développement de chantiers additionnels. En novembre, Ressources Breakwater ltée a annoncé le développement de l’ancienne mine Langlois (Zn-Ag-Cu), près de Lebel-sur-Quévillon, dont la mise en production est prévue pour 2007.

Des résultats prometteurs sont également à signaler pour plusieurs projets d’exploration pour le cuivre et le zinc. Falconbridge ltée et Corporation minière Alexis ont annoncé en mars une découverte significative dans le camp minier de Rouyn-Noranda. Une intersection a notamment donné 3,57 % Cu, 0,25 % Zn, 0,52 g/t Au et 7,27 g/t Ag sur 52,70 m. Une première estimation de ressources est attendue en 2006, quoique le potentiel en profondeur des zones d’intérêt reste à définir. Près de Val-d’Or, au projet Louvex à 1 km de l’ancienne mine Louvicourt, Corporation minière Alexis et Novicourt Inc. ont recoupé une zone altérée et des sulfures en filonnets sur une largeur de 235,9 m, dont une section de 12,4 m à 1,48 % Zn. Près de Chibougamau, Woodruff Capital Management a complété neuf forages sur la séquence hôte de l’ancienne mine Lemoine, où une section de 3 m a titré 3,20 % Zn et 0,31 % Cu. Ressources Campbell inc. a également obtenu de bons résultats dans plusieurs forages ciblant l’extension en profondeur du gîte de Corner Bay, dont une section de 16,10 m titrant 9,27 % Cu.

Diamant

Au nord des monts Otish, Les Mines Ashton du Canada inc. et SOQUEM INC. ont poursuivi les travaux de forage sur les corps kimberlitiques diamantifères de Renard 2, 3, 4, 7, 8, 9 et 10, de même que les dykes kimberlitiques diamantifères de Lynx. En avril, l’évaluation estimative de 459 carats de diamants provenant d’un échantillon en vrac de 664 tonnes, recueilli en 2004 sur Renard 2, 3, 4 et 65, a retourné une valeur modélisée de 88 $ US par carat. Durant l’été, leurs travaux ont conduit à la découverte d’un important dyke kimberlitique (Hibou) et de plusieurs blocs erratiques de kimberlite répartis entre l’essaim Renard et le système de dykes Lynx. En novembre, la coentreprise a annoncé que les corps de Renard 2, 3, 4 et 9 pourraient potentiellement contenir entre 18,6 et 22,0 millions de carats de diamants, à l’intérieur de 23,2 à 27,5 millions de tonnes de matériel kimberlitique. Elle prévoit un programme d’exploration de 24 M$ en 2006 sur la propriété Foxtrot, dont un programme d’échantillonnage en vrac conçu pour récupérer une parcelle d’au moins 6 000 carats de diamants sur les corps kimberlitiques Renard 2, 3, 4 et 9.

Nickel

Dans la région Nord-du-Québec, la ceinture d’Ungava a continué à être le site de découvertes d’intérêt pour le nickel. Canadian Royalties Inc. a mis au jour deux nouvelles zones (Ivakkak, Tootoo West). La zone Ivakkak a livré des teneurs moyennes de 3,3 % Ni, 3,6 % Cu, 1,6 g/t Pt et 4,9 g/t Pd sur un intervalle de 9,5 m, mais une section a retourné 1,76 % Ni, 2,11 % Cu et 3,95 g/t Pt+Pd sur 22,5 m. La zone Tootoo West a titré 1,10 % Ni, 1,06 % Cu et 6,51 g/t Pt+Pd+Au sur 19 m, avec un intervalle de 2,88 m à 31,02 g/t Pd+Pt. Les ressources totales du projet nickélifère Raglan Sud de Canadian Royalties Inc. sont estimées à plus de 10 millions de tonnes réparties sur plusieurs gîtes. Knight Resources Ltd. et Anglo American Exploration (Canada) Ltd. ont également fait une nouvelle découverte au projet Raglan Ouest. Il s’agit de la zone Century dans la région de Greater Frontier dont deux intersections d’intérêt : 7,8 m à 2,16 % Ni, et 1,4 m à 3,37 % Ni. Anglo American Exploration (Canada) Ltd. et Goldbrook Ventures Inc. ont rapporté la découverte de deux indices de Ni-Cu-Pt-Pd sur la propriété Bélanger : la zone Pad1/R2 avec des teneurs de 0,85 % Ni, 1,49 % Cu, 1,14 g/t Pd et 0,14 g/t Pt sur 24,73 m et la zone Timtu avec des teneurs de 1,01 % Ni, 0,63 % Cu, 1,81 g/t Pd et 0,57 g/t Pt sur 8,65 m. Falconbridge Ltée a aussi identifié à la mine Raglan le prochain secteur qui fera l’objet d’une exploitation, soit la zone 5-8 située à cinq kilomètres à l'est de l'usine de concentration de Katinniq. Une intersection de 44,65 m de la Lentille 8H a retourné des teneurs de 3 % Ni et de 0,94 % Cu.

Dans la Province de Grenville, Exploration Esbec inc. a découvert un nouvel indice au NNO de Forestville qui a retourné des teneurs atteignant 1,40 % Ni dans des échantillons choisis. Près de Mont-Laurier, Quinto Technology Inc. a obtenu en rainure dans une tranchée des teneurs moyennes de 2,22 % Cu sur 6,45 m. Matamec Exploration Inc. a implanté trois forages visant les extensions nord de l’ancienne mine du lac Renzy. Les meilleures valeurs obtenues sont : 1,01 % Ni et 1,24 % Cu sur 14,7 m. Au nord de Port-Cartier, deux prospecteurs ont découvert des indices d’uranium associés à des pegmatites et des granites roses, dont certains échantillons choisis ont retourné des valeurs de 2 920 ppm en U et 995 ppm en Th.

En Gaspésie, sur la propriété Lac Arsenault, Ressources Appalaches inc. a suivi la veine de quartz aurifère Baker sur une distance de 80 m et jusqu’à une profondeur de 90 m. Des valeurs de 7,4 g/t Au et 74,3 g/t Ag sur 0,5 m ont été obtenues. Sur la propriété Mont-de-l’Aigle, les forages de cette société ont démontré la présence de stockwerks bréchiques minéralisés en pyrite, chalcopyrite, hématite et magnétite avec des épaisseurs minéralisées atteignant 60 m et des teneurs de l’ordre de 0,2 % Cu. Dans le Bas-Saint-Laurent, sur la propriété Sainte-Marguerite, Exploration Puma inc. a confirmé par des forages la présence et la continuité de deux zones minéralisées contenant des veines de quartz aurifères sub-horizontales sur des longueurs respectives de 35 et 70 m. Les meilleures sections recoupées à ce jour sur ces zones varient de 1,6 g/t Au sur 0,3 m à 40,8 g/t Au sur 0,2 m.

Pierre architecturale

Dans le secteur de la pierre architecturale, A. Lacroix et Fils Granit ltée et Granijem inc. ont poursuivi la mise en valeur de divers gisements situés respectivement à Saint-Alexis-des-Monts et au nord de Saint-Ludger-de-Milot, ainsi qu’au nord de Baie-Comeau et près du barrage hydro-électrique de Manic 3. À Saint-Mathieu-de-Rioux, Les Pierres Saint-Mathieu inc. a débuté les travaux d’exploitation d’un grès rouge servant à la production de pierre de maçonnerie et de pierre d’aménagement paysager. Plus de quinze projets ont été réalisés pour l’exploration de l’ardoise et du marbre, une première depuis des décennies au Québec.

Minéraux industriels

Dans le secteur des minéraux industriels, Junex inc. a achevé le forage d’un nouveau puits à Bécancour et augmenté sa capacité de production de saumure naturelle. Dans le secteur de Murdochville, Exploration Orbite V.S.P.A. inc. a acquis les droits d’exploitation des dépôts d’argile rouge de Grande-Vallée qui renferment des substances minérales recherchées par les alumineries, les cimenteries et les usines de produits réfractaires.

313 nouvelles cibles aurifères en Abitibi-Témiscamingue

Cette année encore, une délégation québécoise est présente à Toronto du 6 au 8 mars, au congrès annuel de la Prospectors and Developers Association of Canada. À cette occasion, le ministère des Ressources naturelles et de la Faune en profitera pour diffuser une étude réalisée par Géologie Québec qui porte sur le potentiel aurifère de l'Abitibi. On y définit, pour l'ensemble de l'Abitibi, 313 cibles qui correspondent à des zones hautement favorables pour l'or, non jalonnées au moment de la réalisation de l'étude.

En date du 6 mars prochain, les visiteurs pourront se procurer le document sur CD sur le site Internet du ministère des Ressources naturelles et de la Faune. Ce document (EP 2006-01) comprend :

  • 132 cartes de potentiel aurifère au 1/50 000 en format PDF;
  • une carte générale au 1/500 000 montrant le potentiel aurifère de l'Abitibi en format PDF;
  • un texte détaillant la méthodologie en format PDF;
  • la détermination des zones hautement favorables de l'Abitibi;
  • une base de données Access permettant d'interroger les 313 cibles non jalonnées inventoriées;
  • les fichiers vectoriels et les images matricielles des 19 paramètres traités dans le projet.

Prenez note qu’il ne sera disponible qu’en français. La version anglaise (EP 2006-02) sera publiée le 15 mai 2006.

 

Découvrez le potentiel de la Ceinture d'Urban-Barry au PDAC

Pierre Rhéaume
Direction de Géologie Québec

Le potentiel de la Ceinture d’Urban-Barry (CUB) sera à l’honneur au kiosque du Québec, à l’occasion de la prochaine édition du congrès annuel de la PDAC. Depuis 2000, le Ministère a effectué une refonte complète de la géologie, de la structure et du cadre stratigraphique de ce camp minier émergent. L’avancement des travaux d’exploration dans la CUB permet d’envisager de nouvelles découvertes, et peut-être même la mise en production de gîtes connus à moyen ou à court terme.

Cette nouvelle interprétation de la CUB fournit un cadre conceptuel à l’intérieur duquel il est possible de situer la majorité des minéralisations aurifères pour lesquelles la CUB est reconnue. Les travaux ont également permis de découvrir de nouveaux guides d’exploration et métallotectes qui orienteront l’exploration future. De façon particulière, ces travaux ont permis de mettre en évidence le développement d’un vaste système hydrothermal syn-volcanique dans la partie centrale de la CUB. La caractérisation de ce système permet de rendre compte de la distribution des altérations, des métaux et des éléments traces associés aux minéralisations aurifères des secteurs du lac Windfall et du lac aux Loutres.

Mentionnons que les minéralisations syn-volcaniques de la CUB se caractérisent par des veines et des zones de veinules de pyrite aurifère au sein d’auréoles silicifiées étroites recoupant une zone d’altération potassique régionale. On note aussi des veines aurifères orogéniques associées aux zones de faille régionales et à une altération en carbonate. La CUB a aussi un potentiel intéressant pour d’autres types de gîtes, notamment les gîtes volcanogènes de métaux usuels.

De nouveaux produits seront disponibles en 2006 :

  • quatre cartes géologiques à l’échelle de 1/50 000 (SNRC 32G04, 32G03, 32B14, 32B13);
  • huit cartes géologiques à l’échelle de 1/20 000 (SNRC 32G04-101, 32G04-102, 32G03-101, 32G03-102, 32B14-201, 32B14-202, 32B13-201, 32B13-202);
  • une remise à jour du modèle 3D du lac aux Loutres;
  • un modèle 3D régional de la CUB;
  • une étude portant sur la stratigraphie de la CUB.


Partenariat Québec-Ontario :
vers une meilleure connaissance de la ceinture de l'Abitibi

Robert Marquis
Chef, Service géologique du Nord-Ouest
Direction de Géologie Québec

Pour la première fois de son histoire, la Direction de Géologie Québec élabore actuellement sa programmation annuelle d’exploration pour l’Abitibi conjointement avec son homologue ontarien, Ontario Geological Survey. Cet effort de concertation sans précédent vise l’acquisition de nouvelles connaissances géologiques pertinentes à l’exploration minière, dans l’ensemble de la ceinture des roches vertes de l’Abitibi. En 2006-2007, l’accent sera mis notamment sur le partage d’information du Groupe de Blake River et les assemblages Kidd-Munroe et Kinojévis. Nous serons ainsi en mesure d’améliorer rapidement notre compréhension de ces territoires complexes qui chevauchent la frontière et qui recèlent un potentiel cuprifère élevé.

Cet important projet de partenariat profite grandement de l’Initiative géoscientifique ciblée IGC/TGI 3 de la Commission géologique du Canada qui a identifié le projet Abitibi comme une priorité fédérale. À ce jour, plusieurs réunions de planification ont eu lieu pour s’entendre sur un mode de gouvernance tripartite et pour fixer les objectifs, les priorités, les produits et les échéances. Un atelier de travail de deux jours, tenu à Rouyn-Noranda au début du mois de février, a permis de fixer le mode de gestion des données nouvelles qui seront recueillies par les différents partenaires, un élément essentiel pour assurer leur intégration rapide aux systèmes de diffusion existants. Cet atelier a également permis de cibler précisément les contributions individuelles québécoises, ontariennes et fédérales qui permettront de rencontrer les objectifs poursuivis.

Ce partenariat nouveau permettra d’élargir ce réseau à un plus grand nombre d’intervenants. Il augmentera aussi l’impact économique des travaux géologiques réalisés dans la ceinture des roches vertes de l’Abitibi, et ce, dans une perspective de développement économique durable.


Modifications à la Loi sur les mines
Des ajustements pour un régime minier mieux adapté

Le gouvernement a adopté au cours des dernières années la Stratégie québécoise sur les aires protégées. Le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) y contribue déjà, notamment par les écosystèmes forestiers exceptionnels, et souhaite coopérer davantage en protégeant des sites géologiques exceptionnels (SGE). L’objectif est de protéger le patrimoine géologique du Québec qui constitue en quelque sorte une partie des archives de la Terre.

La Loi modifiant la Loi sur les mines a été sanctionnée le 16 décembre 2005. En plus des mesures de protection privilégiées des SGE, le MRNF a apporté d’autres modifications à la Loi sur les mines.

  • Le pouvoir du ministre de classer des sites géologiques exceptionnels dans le but d’assurer la conservation et la protection du patrimoine géologique du Québec.
  • La durée de dix-huit mois, plutôt que six, de la suspension provisoire du droit de jalonner ou de désigner sur carte un terrain. Cette suspension précède généralement un arrêté ministériel qui a pour effet de réserver à l’État ou de soustraire un terrain à l’activité minière.
  • La possibilité pour l’inspecteur, autorisé par le ministre, de prendre des photographies sur le terrain où s’exerce une activité régie par la Loi sur les mines afin de faire la preuve d’une infraction pénale devant le tribunal.
  • L’interdiction expresse de prospecter sur un terrain soustrait à l’activité minière ou visé par un avis de suspension provisoire.
  • La transmission des rapports d’activités mensuels ou trimestriels des exploitants miniers dans les trente jours suivant la fin de la période visée par ces mêmes rapports.

Anomalies électromagnétiques (EM) :
une révision des données numériques

SIGEOM est le système d'information géominière à référence spatiale du Québec. Cet outil unique en son genre contient une base de données géoscientifiques riche en informations recueillies depuis 150 ans. En évolution continuelle, SIGEOM est alimenté en nouvelles données provenant de levés géologiques, géochimiques ou géophysiques effectués sur le territoire québécois.

Les résultats de levés géophysiques aéroportés sont une composante importante du SIGEOM. La base de données d’anomalies électromagnétiques (EM), combinée aux autres types de données disponibles dans le SIGEOM, est un outil inestimable pour l’industrie minérale. Elle permet, à des coûts modiques, de trouver de nouvelles cibles d’exploration sur le territoire québécois. À cet égard, entre 1969 et 1997, le gouvernement du Québec a financé 59 levés magnétiques et électromagnétiques. Ces levés couvrent 204 feuillets SNRC à l’échelle de 1/50 000. Ils furent d’abord publiés en version papier dans des rapports de la série DP. Par la suite, au milieu des années 1990, les données ont été ressaisies et diffusées en version numérique.

(Format PDF, 1,8 Mo)

Le ministère des Ressources naturelles et de la Faune a récemment révisé les données numériques des anomalies EM disponibles dans le SIGEOM. Toutes ces données seront dorénavant parfaitement conformes à celles provenant des levés originaux en ce qui concerne leur positionnement et leurs caractéristiques telles les valeurs de la conductivité-épaisseur et du champ magnétique.

Les données d’anomalies EM révisées seront accessibles en juillet 2006 au moyen de e-sigeom à la carte. Il sera possible de les commander à l’unité ou en lot, par feuillets SNRC à l’échelle de 1/50 000. Les fichiers seront fournis en format ArcView (SHAPE) ou MapInfo (MID/MIF).

Pour obtenir de plus amples renseignements sur le SIGEOM :

Centre de service des Mines
Téléphone : (418) 627-6278 (région de Québec)
  1 800 363-7233 (sans frais au Canada)
Courriel : service.mines@mrnf.gouv.qc.ca