Fevrier 2008    Imprimer cet article
 

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PDAC 2008 - De nouvelles possibilités d'exploration au Québec

Daniel Bandyayera et Sylvain Lacroix

Dans le cadre de sa mission qui vise à préparer l’avenir du secteur minéral québécois, le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) présente une exposition d’envergure à l’occasion du congrès 2008 de la Prospectors and Developers Association of Canada (PDAC). Afin de mettre en évidence les nouvelles possibilités d’exploration minérale au Québec, le MRNF a retenu cette année quatre grands thèmes.

Le nouveau visage de l’Abitibi

La région de l’Abitibi n’a pas fini de dévoiler ses secrets, à commencer par ses ressources en or et en métaux de base. En effet, l’Abitibi est l’un des plus importants producteurs au monde d’or, de cuivre, de zinc et d’argent. Elle constitue également le plus grand ensemble volcano-sédimentaire archéen au monde. À la suite de nouveaux levés géologiques détaillés et de datations géochronologiques, l’Abitibi dévoile un nouveau visage qui est appelé à séduire aussi bien les anciens que les nouveaux investisseurs miniers.

Nouveau camp minier à la baie James

Depuis la découverte du gîte aurifère Roberto (un dépôt aurifère de classe mondiale), la région de la Baie-James connaît une véritable effervescence dans ses activités d’exploration minérale. Plusieurs indices minéralisés ont été découverts dans des contextes métallogéniques très variés. De plus, la région est beaucoup plus vaste et moins bien connue que l’Abitibi. Le territoire offre encore des terrains vierges, non jalonnés et non explorés. En plus de la mine Troïlus, le nouveau camp minier de la baie James compte neuf dépôts avec des ressources minérales indiquées selon la norme NC 43-101 : Éléonore (Au), Eau Claire (Au), Zone 32 (Au), Zone Orfée (Au), Mine Eastmain (Au), Lac MacLeod (Cu), Lac Rocher (Ni), Lac Levac (Cu-Ni-EGP) et Zone AM-15 (U).

Les travaux géoscientifiques 2006-2007 et les nouvelles cibles d’exploration

Pour soutenir cette relance de l’activité minière, le MRNF a également démarré un projet ambitieux d’acquisition de nouvelles données aéromagnétiques à la baie James. En 2008, 29 feuillets à l’échelle de 1/50 000 situés entre le Réservoir Opinaca et le Réservoir de La Grande ont déjà été couverts par ce levé aéromagnétique et seront disponibles à l’automne 2008. Parallèlement, dans tout le Québec, des travaux de cartographie à différentes échelles ciblent les régions où la géologie est moins connue ou est à plus fort potentiel minéral. Au terme de ces travaux, les indices minéralisés et les contextes métallogéniques intéressants seront répertoriés et présentés sous forme de cibles d’exploration minérale.

La distribution des indices d’uranium au Québec

Dans l’exposition présentée par le MRNF, il est également question de l’effet « gamma » de l’uranium qui touche l’exploration au Québec. Grâce à un récent levé géochimique de sédiments de fonds de lac dans le Grand-Nord et à la compilation de données de Sigéom, des cibles d’exploration sont proposées pour l’uranium. Une carte de distribution de plusieurs types de gîtes connus d’uranium est également accessible.


Le congrès Québec 2008 : pleins feux sur l'histoire des géosciences

Cette année, le congrès Québec 2008 aura l’immense privilège de se tenir en plein cœur des célébrations du 400e anniversaire de fondation de la ville de Québec. Ce n’est donc pas un hasard si le programme scientifique a été élaboré de manière à faire le pont entre le passé et le présent des géosciences. En ce sens, les activités prévues permettront de mettre en valeur un inestimable patrimoine géologique et architectural, d’accorder une place de choix aux ressources minérales et d’aborder les problèmes environnementaux de l’heure. C’est pourquoi le programme se déclinera à travers les trois volets multidisciplinaires suivants :

  1. ressources et énergie
  2. environnement durable
  3. dynamique terrestre

Québec, ville d’histoire, de culture et de savoir, soulignera à sa façon l’importance des géosciences dans la société.

À quelques minutes de marche du Centre des congrès, l’exposition « L’or des Amériques » sera officiellement inaugurée au Musée de la civilisation de Québec avant d'entreprendre une tournée internationale pour y dévoiler l’histoire fascinante de ce métal précieux.

De plus, les personnes intéressées à en savoir plus sur les sciences de la Terre auront aussi la chance de visiter, toujours au Musée de la civilisation de Québec, l’espace éducatif et interactif intitulé « Tour de Terre ».

Les congressistes seront enfin conviés à une soirée toute spéciale le 27 mai 2008. À cette occasion, ils pourront participer à un cocktail dînatoire au Musée de la civilisation, effectuer une visite exclusive de l’exposition « L'or des Amériques » et assister à une conférence captivante sur l’or prononcée par M. André E. Lalonde, doyen de la faculté des sciences de l'Université d'Ottawa.

À coup sûr, Québec 2008 est un rendez-vous géologique à ne pas manquer!

Québec 2008 est un congrès annuel instauré conjointement par l’Association géologique du Canada, l’Association minéralogique du Canada, la Society of Economic Geologists et la Society for Geology Applied to Mineral Deposits. Il est organisé cette année par le ministère des Ressources naturelles et de la Faune, l’Université Laval, Ressources naturelles Canada et Mines Virginia inc. Il se tiendra du 26 au 28 mai prochain au Centre des congrès de Québec.


Découverte d'un nouveau potentiel minéral au nord-ouest de Schefferville

Martin Simard, Charles Gosselin et Isabelle Lafrance
Bureau de l'exploration géologique du Québec (BEGQ)

À l’été 2007, un nouveau projet de cartographie a permis de déceler la présence de trois nouvelles ceintures de roches volcano-sédimentaires au nord-ouest de Schefferville (figure 1). De plus, les recherches ont mis au jour un indice d’or de 2,1 gr/t Au dans l’une des ceintures et ont permis d’interpréter un couloir aurifère potentiel.

C’est dans le nord de la Sous-province de La Grande que le levé, à l’échelle de 1/250 000, a mis au jour trois nouvelles ceintures de roches volcano-sédimentaires, plus précisément dans la région de la rivière Sérigny (SNRC 23N et 24C). Dans une de ces ceintures, un indice aurifère (2,1 gr/t Au) a été détecté dans un métagabbro altéré et sulfuré (figure 2). Le potentiel économique des ceintures de roches vertes archéennes situées dans le nord de cette sous-province est connu depuis la découverte de nombreux indices minéralisés se trouvant dans la région du lac Gayot, juste à l’ouest de la région de la rivière Sérigny (RG 99-06).

À la suite de ces premières découvertes, les travaux de la compagnie Mines Virginia ont permis de confirmer le potentiel des ceintures en reconnaissant plusieurs indices importants de Ni-Cu-EGP associés à des laves ultramafiques (projet Gayot) ainsi que de nombreux indices de type sulfures massifs volcanogènes (Zn-Cu-Pb-Ag) associés aux roches volcaniques felsiques (projet Coulon) (figure 1).

Les nouvelles ceintures volcano-sédimentaires

La découverte des trois nouvelles ceintures volcano-sédimentaires ouvre de nouveaux territoires à l’exploration minière (figure 2). À l’intérieur de ces ceintures, les travaux du BEGQ ont conduit à la reconnaissance de nombreuses zones métriques à décamétriques rouillées et sulfurées ainsi que des formations de fer silicatées et oxydées. Les sulfures, principalement de la pyrite et de la pyrrhotite disséminées, se trouvent dans les roches de composition felsique à intermédiaire ainsi que dans les roches de composition mafique et ultramafique. Plusieurs zones minéralisées ont été échantillonnées et analysées pour leur contenu en métaux usuels et précieux. Les résultats partiels ont permis d’identifier un nouvel indice aurifère dans la ceinture de Piscau. Il s’agit de deux échantillons provenant d’un métagabbro rouillé et sulfuré d’une largeur de 5 m et visible sur une longueur de 50 m. Des valeurs de 2,1 g/t Au et de 0,5 g/t Au ont été obtenues. Le métagabbro est altéré en silice, en albite, en séricite, en chlorite et en grenat.

Les ceintures identifiées se composent essentiellement d’amphibolite mais on y trouve aussi des lithologies variées d’origine volcanique intrusives et effusives, dont la composition varie d’ultramafique à felsique ainsi que des paragneiss et des formations de fer. Toutes ces roches ont subi un métamorphisme qui varie du faciès des amphibolites à celui des granulites. Elles sont aussi affectées à plusieurs endroits par des altérations tardives, principalement en chlorite, séricite, épidote et silice. Les assemblages lithologiques de ces trois nouvelles ceintures sont assignés au Complexe de Gayot, une unité ancienne de roches volcano-sédimentaires (2880 - 2870 Ma) qui caractérise la partie nord de la Sous-province de La Grande. La dimension des ceintures est de 13,5 km sur 4 km pour celle d’Angilbert, de 8 km sur 6 km pour celle de Piscau et de 8 km sur 2 km pour celle de Cania.

La faille de la rivière du Sable… une structure aurifère?

La faille de la rivière du Sable est une nouvelle faille régionale identifiée durant l’été 2007 dans la partie sud de la rivière Sérigny (figure 2) et qui semble se poursuivre plus à l’est (figure 1) selon les données aéromagnétiques. Il est possible que cette structure régionale ait joué un rôle dans la mise en place de minéralisations aurifères importantes situées de part et d’autre de son tracé. Le nouvel indice aurifère identifié dans la ceinture de Piscau est situé à quelques kilomètres au sud de cette structure et de nombreux indices aurifères (MM 95-01) se situent au nord du prolongement présumé de la faille du Sable, vers l’est (figure 1). Ces derniers indices sont associés à des formations de fer et ont rapporté des valeurs d’or entre 1 et 40 g/t. La relation possible entre toutes ces minéralisations aurifères et la faille de la rivière du Sable demeure pour l’instant hypothétique. Dans la région, cette faille majeure, soulignée par la présence de zones mylonitiques et de corridors d’altération, correspond à la limite entre la Sous-province de La Grande et celle d’Ashuanipi. Elle met en évidence le contraste métamorphique entre le faciès des amphibolites au nord et celui des granulites au sud.

Rencontre de trois sous-provinces géologiques

La région de la rivière Sérigny est caractérisée par la rencontre de trois sous-provinces géologiques appartenant à la Province du Supérieur (figure 1). Le levé de l’été 2007 a permis de préciser la nature et les limites de ces grands ensembles lithotectoniques. Nos travaux ont permis, entre autres, d’identifier une fenêtre de la Sous-province de La Grande à l’intérieur de la Sous-province d’Ashuanipi, juste à l’ouest de la Fosse du Labrador (figure 1). C’est la présence de gneiss tonalitiques et dioritiques caractéristiques de la partie nord de la Sous-province de La Grande qui a permis de rattacher cette partie de la région à la Sous-province de La Grande.

La Sous-province de La Grande se distingue par la présence d’unités anciennes de roches volcano-sédimentaires (2880 - 2870 Ma) et de gneiss tonalitiques et dioritiques (2830 – 2810 Ma). La Sous-province de Minto se caractérise, dans notre région, par l’abondance d’intrusions tonalitiques (2760 – 2740 Ma) et d’intrusions granitiques et granodioritiques plus jeunes (2735 – 2685 Ma). Ces intrusions recoupent également les unités plus anciennes à l’intérieur de la Sous-province de La Grande. Enfin, la Sous-province d’Ashuanipi, plus jeune que les deux autres (2700 – 2630 Ma), se compose principalement d’unités de diatexites, de granitoïdes et de paragneiss migmatitiques. La présence de l’orthopyroxène dans ces unités témoigne d’un métamorphisme au faciès des granulites qui contraste avec le faciès des amphibolites observé dans les deux autres sous-provinces.

Travaux prévus pour l’été 2008

Les travaux de l’été 2007 ont permis de mettre en évidence de nouvelles cibles d’intérêt pour l’exploration minière. D’ailleurs, plus de 250 nouveaux claims ont été jalonnés à la suite de la présentation de ces résultats lors du séminaire de Québec Exploration 2007.

Les travaux se poursuivront en 2008 dans un territoire plus au sud qui couvrira le feuillet 23K et le quart sud du feuillet 23N (figure 1). Ce levé complètera la cartographie géologique à l’échelle de 1/250 000 de la Sous-province d’Ashuanipi.


Québec Exploration 2007 :
l'événement qu'il ne fallait pas manquer!

C’est sous le thème « L’endroit idéal pour explorer » qu’a pris fin la cinquième édition de Québec Exploration. Au total, ce sont pas moins de 1 950 participants qui ont franchi les portes du Château Frontenac du 26 au 29 novembre dernier.

L’événement est devenu, au cours des années, l’un des plus importants du genre au Canada. Il réunissait les représentants de l'exploration minérale ainsi que de nombreux intervenants multidisciplinaires ayant un intérêt commun pour ce secteur. De plus, à l’invitation du comité organisateur, un grand nombre de visiteurs du grand public sont venus se familiariser avec le monde minier. Les participants ont pu faire le point sur les nouvelles connaissances acquises sur le territoire québécois, les développements miniers prometteurs et les occasions d’affaires au Québec.

Un contenu varié pour tous les intérêts!

En plus d’assister à des conférences de haut niveau, les participants ont pu profiter d’une programmation variée, mariant les volets scientifique, commercial et financier. Mentionnons que le ministère des Ressources naturelles et de la Faune y présentait plusieurs ateliers, traitant notamment des produits et services offerts à l’industrie tels que le Sigéom, Gestim Plus et SIGPEG. De plus, un nombre record d’exposants de l’industrie minière et du gouvernement ont présenté leurs plus récents résultats de recherche et de cartographie. Soulignons que la relève, en l’occurrence des étudiants universitaires en sciences de la Terre, était présente parmi ces exposants. Finalement, pour agrémenter les échanges et l’atmosphère, une série d’activités sociales a été planifiée pour les participants et leurs accompagnateurs ou accompagnatrices.

La future stratégie minérale au cœur des discussions

La future stratégie minérale du Québec a bien entendu alimenté plusieurs conversations. Tous se sont entendus sur le fait que le secteur minéral ne saurait demeurer aussi compétitif sans l'apport précieux d'une relève dynamique et compétente. Soulignons également que le Québec est reconnu pour offrir des conditions parmi les plus avantageuses au monde à l'industrie minière. Le maintien de ces avantages est essentiel à l'expansion de son secteur minier, ce que favorisera la stratégie.

Du plan cuivre jusqu’à l’effet « gamma » : une programmation de conférences d’une richesse incomparable!

Les participants en ont eu pour leur argent! Les sujets traités par les conférenciers ont tellement été populaires que les organisateurs de l’événement ont été pris au dépourvu par l’ampleur de la participation des congressistes intéressés à assister aux conférences. Disons-le, il y a eu pénurie de places! Fort de l’expérience vécue en 2007, le comité organisateur devra augmenter considérablement le nombre de places disponibles pour l’édition 2008 afin de pouvoir répondre à la demande grandissante des participants aux conférences géoscientifiques.

Une première « porte ouverte » pour Québec Exploration

Afin de jeter un peu de lumière sur ce secteur d’activité relativement méconnu du public, le comité organisateur a offert une programmation à connotation éducative pour les représentants de l’enseignement au secondaire, les étudiants et le grand public, à l’occasion d’une « porte ouverte » qui s’est déroulée le jeudi après-midi. Cette première édition a connu un grand succès et sera vraisemblablement répétée pour Québec Exploration 2008.

Tout sur le site Internet

Si vous n’avez pas eu la chance de participer à Québec Exploration 2007, vous pouvez trouver une multitude de renseignements pertinents dans le site Internet de l’événement. Vous pourrez entre autres obtenir les résumés de toutes les conférences ainsi que la plupart des diaporamas présentés par les conférenciers. Vous pourrez également consulter les résumés des photoprésentations des géologues de Géologie Québec, de la Commission géologique du Canada et des institutions de recherches géoscientifiques ainsi que ceux des étudiants universitaires en sciences de la Terre. Finalement, vous pourrez constater en images le succès des différentes activités sociales en consultant l’album de photos déposé dans le site. Explorez ce site, c’est un bon investissement!

Rendez-vous en 2008!

Ne manquez pas la prochaine édition de Québec Exploration! Cet événement devenu un incontournable dans les secteurs minier, pétrolier et gazier sera de retour au Château Frontenac de Québec du 24 au 27 novembre 2008. Des activités spéciales sont à prévoir pour l'édition 2008, en marge de l'Année internationale de la planète Terre et du 400e anniversaire de la ville de Québec!


Près de 170 nouvelles cibles sont publiées à Québec Exploration

Par Daniel Lamothe, Marc Legault et Patrice Roy

Le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) a profité de la tenue de la 5e édition de Québec Exploration pour publier 167 nouvelles cibles d’exploration. Les cibles ont été identifiées à partir du potentiel d’évaluation en minéralisation de type or orogénique à la Baie-James et des travaux de terrain effectués au cours de l’année 2007.

Le potentiel aurifère de la Baie-James

Le dévoilement de 102 cibles à fort potentiel aurifère, le 27 novembre dernier à Québec Exploration 2007, a suscité un intérêt immédiat. Celui-ci s’est concrétisé, dans les heures qui ont suivi leur publication, par la demande de près de 250 titres couvrant une vingtaine de cibles. Cette réponse très positive s’est maintenue au cours des semaines suivantes alors que plus de 500 titres en demande couvrant 33 cibles ont été homologués au 1er janvier 2008. La diffusion simultanée de la carte du potentiel aurifère sur GESTIM et dans le site Web ministériel explique certainement en grande partie ce succès.

Les 102 cibles proposées résultent de l’intégration de données numériques géoréférencées provenant du système d’information géominière (SIGEOM) du MRNF. Les données de 28 paramètres géologiques associées à la présence de gisements aurifères du type or orogénique dans la région étudiée ont été pondérées, combinées et validées pour définir un ensemble de zones de haute favorabilité aurifère. La position des cibles, qui sont représentées par les portions non jalonnées de ces zones en date du 1er novembre 2007, a été publiée dans le PRO 2007-05.

Une version améliorée de la carte et des cibles, intégrant les données cartographiques nouvellement acquises en 2007, sera présentée au prochain congrès de la Prospectors & Developers Association of Canada (PDAC 2008). La description du géotraitement, accompagnée d’une base de données Access décrivant chaque cible et de cartes à l’échelle de 1/250 000 et de 1/50 000 du potentiel aurifère de la Baie-James, sera publiée en mars 2008.

Cibles provenant des travaux de terrain

Pour la première fois, Géologie Québec a présenté sous forme de document promotionnel (PRO) les cibles d’intérêt économique identifiées lors des travaux géoscientifiques de l’année 2007. Les cibles en question proviennent essentiellement d’observations effectuées sur le terrain et correspondent à des zones où le contexte géologique est favorable à l’exploration minérale. Les 65 cibles identifiées sont regroupées dans trois catégories :

  1. cibles ponctuelles mesurant moins de 100 mètres
  2. cibles locales dont la taille varie de 100 mètres à 1 kilomètre
  3. cibles régionales dont la taille fait plus d’un kilomètre

La position des cibles et une brève description sous forme de tableau ont été publiées dans le PRO_2007-03.


Le Centre d'étude appliquée du quaternaire est inauguré

C’est dans la région du Nord-du-Québec et plus précisément à Chibougamau que le Centre d’étude appliquée du quaternaire (CEAQ) a été inauguré le 17 décembre 2007. Le nouveau centre a pour but de développer les connaissances relatives aux dépôts quaternaires sur le territoire de la Baie-James et de mettre au point des approches novatrices dans l’échantillonnage et le traitement des dépôts quaternaires appliqués à l’exploration minière.

Le CEAQ constitue un partenaire de choix pour les compagnies minières en activité dans le Nord-du-Québec. Il offre divers services de recherche appliquée dans les domaines suivants :

cartographie géomorphologique et quaternaire
stratigraphie du quaternaire et modélisation de la dispersion glaciaire clastique
protocoles d’échantillonnage de sols et de traitement en laboratoire

Pour le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF), le CEAQ représente un partenaire important pour le développement du potentiel minéral dans le Nord-du-Québec en raison de son expertise pointue. Le MRNF a contribué en 2007 à un projet de la Table jamésienne de concertation minière (TJCM) portant sur la moraine de Sakami. D’autres projets de partenariat entre le MRNF et le CEAQ sont aussi en cours d’élaboration.

Le CEAQ a été mis sur pied par la TJCM grâce à la collaboration financière de Développement économique Canada et du ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation. De plus, le CEAQ compte de nombreux autres partenaires institutionnels dont le MRNF, Emploi-Québec, le Conseil cri sur l’exploration minérale, la Commission géologique du Canada, la Société de développement de la Baie-James, la Conférence régionale des élus de la Baie-James et le Centre d’études collégiales à Chibougamau.

Pour obtenir plus de détails au sujet du CEAQ ou pour joindre son personnel, il suffit de consulter le site Internet de la TJCM.


Symposium 2008 sur l'environnement et les mines
Concilier rentabilité et protection de l'environnement

Quelques jours à peine avant la tenue de l’événement Québec Exploration 2008, la ville de Rouyn-Noranda accueillera, du 2 au 5 novembre prochain, la nouvelle édition du Symposium sur l’environnement et les mines.

L’invitation est lancée par l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) et l’Institut canadien des mines, de la métallurgie et du pétrole (ICM).

Tout au long de ces quatre jours consacrés au partage de connaissances, les participants seront invités à proposer des solutions permettant de concilier la rentabilité et la protection de l’environnement.

Au menu du Symposium 2008 sur l’environnement et les mines : un salon commercial, une visite de sites, des cours intensifs et surtout un programme technique qui permettra aux participants d’en connaître davantage sur les rejets de concentrateur, le remblayage souterrain, les roches stériles, la qualité des eaux, la restauration des sites, les nouvelles tendances ainsi que les politiques et la réglementation.

Pour en savoir plus sur la programmation du symposium ou encore pour s’inscrire, il suffit de surveiller les publications de l’ICM. Il est également possible de communiquer directement avec Mme Chantal Murphy (ICM) au 1 800 667-1246.

Le Symposium 2008 est le résultat d’une collaboration entre la Chaire CRSNG Polytechnique-UQAT en environnement et gestion des rejets miniers, l’Unité de recherche et de service en technologie minérale (URSTM), l’Association minière du Québec (AMQ), le Programme de neutralisation des eaux de drainage dans l’environnement minier (NEDEM), le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) de même que l’industrie.