Novembre 2011    Imprimer cet article

La base de données du SIGEOM : un investissement collectif, un patrimoine en or, une valeur hors du commun

Charles Roy,
Ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF)

La base de données du Système d’informations géominières (SIGEOM) est le résultat de la mise en commun des informations géologiques provenant des levés gouvernementaux et des travaux d’exploration de l’industrie minière au fil des ans. Ce patrimoine géoscientifique est issu d’une vision remontant aux années  1960, qui s’est traduite par la création d’index et de répertoires qui inventoriaient les publications gouvernementales. Déjà à l’époque, un index introduit les premières informations spatiales comme le canton et le feuillet snrc. À partir des années 1990, l’informatisation de ce patrimoine s’est accélérée.

Aujourd’hui, le coût de la valeur de remplacement des données contenues dans le SIGEOM est estimé à quatre milliards de dollars. Ce chiffre repose sur des évaluations qui comprennent le nombre d’occurrences de chaque type de données et leur coût unitaire avant 2004 et le coût effectivement engagé par les compagnies d’exploration minière et le gouvernement du Québec depuis 2004. Ces données sont colligées dans les systèmes de gestion des crédits miniers et de comptabilité de gestion du gouvernement. Le montant estimé est prudent car l’analyse n’a pas été faite en dollars constants et les forages au diamant, qui constituent plus de 50  % du coût de remplacement de la base de données, sont estimés à 25 $/pied pour les occurrences avant 2004.

La base de données du SIGEOM comporte deux actifs distincts.

Les données géoscientifiques proviennent essentiellement des domaines de la géologie, de la géochimie, de la géophysique, etc.

Les systèmes totalisent des investissements de 40 millions de dollars depuis 1993. Ce chiffre englobe les budgets nécessaires pour la saisie des informations dans le système par le personnel du MRNF et ceux dépensés pour la création, le maintien et la mise à niveau des technologies.

En conclusion, le SIGEOM est un actif de grande importance pour le développement durable du territoire québécois. Il rend l’exploration minière plus efficace car celle-ci évite de répéter des travaux plusieurs fois dans le temps ce qui réduit leur empreinte écologique et génère des économies pour les compagnies qui peuvent investir plus judicieusement leurs ressources. Sa valeur continuera de progresser au cours des prochaines années générant ainsi un volume de connaissances géoscientifiques bonifiées annuellement, un patrimoine en or!

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