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Bulletin Québec-Mines

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Québec Mines 2013

Le congrès Québec Mines sera de retour du 11 au 14 novembre 2013.

Québec Mines 2012

Un succès sur toute la ligne.  

Québec Mines 2012

Les femmes à l'honneur.  

La nouvelle carte géologique et minière

Application Web gratuite.

Rapport sur les activités minières 2012

Place aux questions de santé et sécurité au travail.

Le ministère des Ressources naturelles appuie la recherche et l'innovation

Nouvelle chaire en exploration minérale.

 

Évaluation du recouvrement quaternaire et topographie du roc de la ceinture verte de l'Abitibi

Implication pour l'exploration minière.

À la rencontre d'un expert

Entrevue avec Pierre Lacoste, géologue.

Rendez-vous au congrès de l'Association canadienne des prospecteurs et des entrepreneurs (PDAC)

Le ministère des Ressources naturelles y sera!

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MRN – Québec mines – Évaluation du recouvrement quaternaire et topographie

Février 2013    Imprimer cet article

Évaluation du recouvrement quaternaire et topographie du roc de la ceinture verte de l'Abitibi : implications pour l'exploration minérale

Guillaume Rongier, Université de Lorraine-ENSG
Guillaume Allard, MRN
Olivier Rabeau, MRN

Dans les secteurs enfouis sous un épais recouvrement de sédiments quaternaires, la profondeur au socle rocheux et sa topographie sont des données importantes pour de nombreux domaines. En hydrogéologie, ces éléments permettent d’évaluer la quantité d’eau souterraine disponible – que ce soit dans les fractures du socle ou dans certaines formations quaternaires sus-jacentes – mais aussi de comprendre la dynamique d’écoulement (Bolduc et al., 2004). En géotechnique, une connaissance précise de la profondeur au socle rocheux est indispensable pour s’assurer de la stabilité des constructions. En géophysique, les sédiments quaternaires peuvent faire varier la réponse d’un site selon leur consolidation, leur épaisseur, leur teneur en eau ou les ondulations de la surface du socle rocheux. À titre d’exemple, des erreurs du signal géophysique peuvent être induites par la présence de vallées ou de dépressions dans le socle.

Dans le domaine minier, l’étude de la surface du socle rocheux et de l’épaisseur des sédiments quaternaires non consolidés sus-jacents permet non seulement de mieux évaluer les coûts liés aux forages, mais pourrait également révéler de nouvelles ressources minérales. Nous savons déjà que les gisements de la ceinture de roches vertes abitibienne sont réputés pour leur richesse en Au, Cu, Zn et Ni. Historiquement, les gisements recherchés et exploités dans cette ceinture se sont formés à l’Archéen. Certains, comme les sulfures massifs volcanogènes (Cu-Zn) ou les gisements de Ni magmatique sont syngénétiques, c’est-à-dire formés de façon synchrone à la mise en place de la roche hôte. D’autres, comme les gisements d’Au orogénique, sont épigénétiques, c’est-à-dire qu’ils se sont formés quelques dizaines de millions d’années plus tard.

Depuis peu, des saprolites ont été mis en évidence lors de forages effectués pour l’étude des dépôts de surface au sein de cette ceinture de roches vertes (Allard et Deschênes, 2011, Rongier et al., 2012). Précisons que les saprolites sont des roches meubles résultant de l’altération chimique (d’origine climatique et/ou hydrothermale) d’une roche mère sans avoir subi aucun transport.

Ces zones d’altération seraient d’âge tertiaire ou quaternaire (Kimpe et al., 1984) et un enrichissement supergène en métaux leur est souvent associé. Bien qu’elles représentent un potentiel économique, ces zones sont très peu documentées dans la ceinture abitibienne. Cela s’explique par le fait que la prospection minière se base exclusivement sur l’étude du socle rocheux. Le potentiel de l’ensemble de la couche de matériaux non consolidés sus-jacents n’est pas investigué, ce qui inclut d’éventuels saprolites. L’étude de la profondeur et de la surface du socle rocheux pourrait donc mener à la découverte de zones à fort potentiel de préservation de saprolites dont la localisation permettrait d’ouvrir de nouveaux secteurs à l’exploration minérale.

Étude des données

Trois types de données ont été utilisés : des données de forage, des données de surface et des données topographiques. L’ensemble des données recueillies pour ce projet provient de différentes sources, mais principalement de la base de données du ministère, le SIGEOM (système d’information géominière). De plus, plusieurs données proviennent de la Commission géologique du Canada (CGC) et du ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs (MDDEFP). Au total, 416 984 points de données ont été employés pour l’interpolation de la carte de profondeur (figure 1).

Méthode employée

À la suite de plusieurs essais à l’aide de diverses techniques d’interpolation, la méthode par krigeage a été retenue afin de générer la carte de profondeur au roc. Moyennant des hypothèses plus strictes que les autres techniques, le krigeage possède de nombreux avantages : c’est un interpolateur exact qui tient compte des corrélations spatiales entre les données et qui minimise l’erreur d’estimation. Cette méthode donne aussi accès à cette erreur, permettant ainsi de visualiser l’incertitude de la prédiction. La continuité spatiale des données de profondeur au roc a donc été évaluée et interpolée par krigeage ordinaire.

Résultats

La grande majorité des secteurs présentant une importante profondeur au roc sont principalement liés aux eskers et aux zones de failles connus (figure 2). Le lien étroit entre l’importante profondeur au roc et les eskers s’explique par la quantité considérable de sédiments fluvioglaciaires formant un esker et du surcreusement notable du soubassement rocheux lors de la mise en place de ces entités géologiques. Les fortes profondeurs au socle près des failles s’expliquent, pour leur part, par la présence d’une zone de dommage et de fortes schistosités en périphérie de ces structures, créant ainsi des zones plus friables où se développent des dépressions dans le socle. De plus certaines failles ont agi comme conduits à de grandes quantités de fluides hydrothermaux impliquant d’importantes zones d’altération dans la zone d’étude. Ces zones sont souvent riches en carbonates ou en micas blancs qui rendent aussi la roche hôte très friable et plus sensible à la création de fosses lors de processus d’érosion.

La plupart des autres secteurs de grandes profondeurs ne pouvant être expliqués par la présence de failles sont, comme il a été indiqué auparavant, attribuables à la présence d’eskers enfouis. Ces derniers sont généralement ensevelis sous les dépôts argileux du lac Ojibway. Ils sont identifiés lors des campagnes de cartographie quaternaire par photo-interprétation dans la continuité des eskers visibles en surface. En revanche, certaines zones ne peuvent être expliquées par la présence d’eskers ou de failles. C’est le cas notamment des zones profondes autour de Palmarolle, de celles au sud-ouest de Lebel-sur-Quévillon ou encore de celles au sud de Val-Paradis. Ces zones sont pour la plupart dans des secteurs où les données sont moins abondantes. Il se peut donc qu’ils représentent des artéfacts dus à la méthode d’interpolation. Des investigations plus approfondies seront nécessaires afin de déterminer leur origine.

Des secteurs à fort potentiel aurifère ayant subi un enrichissement supergène en Au ont été identifiés à l’aide de la carte des profondeurs au socle rocheux. La sélection des sites a été faite en superposant les emplacements des failles, des indices aurifères ainsi que des anciennes mines et des mines actuelles. À partir de ces éléments, des secteurs ayant une grande profondeur au socle et situés sur des failles porteuses de minéralisations ont été identifiés. Malgré le peu de données sur les saprolites dans la Sous-province de l’Abitibi, ces cibles peuvent déjà être considérées comme des secteurs ayant un potentiel intéressant en gisements supergènes aurifères.

Références :

Allard, G. - Deschenes, P-L - 2011 - Reconnaissance géologique de la région de la rivière Octave. Congrès Québec exploration 2011 (affiche).

Bolduc, A. - Riverin, M.N. - Lefebvre ,R. - Paradis, S. - Fallara, F. - 2004 - Modélisation de l’architecture 3D du segment sud de l’esker Saint-Mathieu - Berry reliée à la circulation de l’eau souterraine, région d’Amos, Abitibi. Proceeding of 57 Canadian Geotechnical Conference - 5rd Joint IAH-CNC/CGS, p. 14–21.

Kimpe, C. R. D. - Lasalle, P. - Laverdière, M.R. – 1984 - A sub-till saprolite and the overlying soil profile near Mount Orford, Southern Quebec. Can. J. Soil Sci., 64:577–585.

Rongier, G. - Allard, G. - Rabeau, O. - 2012 - Évaluation du recouvrement quaternaire et topographie du roc de la ceinture verte de l'Abitibi : implications pour l'exploration minérale., Présentation, Congrès Québec Mines 2012.

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MRN – Québec mines – Québec Mines 2012 : un succès sur toute la ligne!

Février 2013    Imprimer cet article

Québec Mines 2012 : un succès sur toute la ligne!

La première édition du congrès Québec Mines, qui s’est déroulée à Québec du 26 au 29 novembre 2012, a connu un véritable succès. Un nombre record de 6 000 participants a été enregistré lors du congrès, soit 2 600 congressistes, 2 300 élèves du primaire et du secondaire accompagnés de leurs enseignants, près de 800 citoyens qui ont profité de la journée porte ouverte et environ 300 chercheurs d'emploi. Plus de 300 exposants commerciaux, gouvernementaux, géoscientifiques, institutionnels et prospecteurs ont également répondu à l'invitation du ministère des Ressources naturelles. Ce succès confirme la pertinence de tenir un congrès réunissant l’ensemble des acteurs du secteur minier québécois.

Une programmation de haut calibre

Sur le thème « Des mines et des hommes, un thème à dimension humaine » et sous la présidence d’honneur de Mme Dominique Dionne, vice-présidente des Affaires corporatives chez Xstrata Nickel et présidente du conseil d’administration de l’Association minière du Québec, le congrès Québec Mines 2012 présentait un programme des plus complets, abordant tous les aspects du développement minier.

Parmi les moments forts du congrès, notons la séance plénière sur la situation du Québec au regard des tendances mondiales en matière de développement minier, l'atelier sur la mise sur pied d'un volet international pour Québec Mines 2013, les activités du module recrutement et ressources humaines et celles portant sur la place des femmes dans le secteur minier, le Défi EXPLO Québec Mines ainsi que le lancement de deux livres, Des mines et des hommes et Notions de géologie.

Québec Mines, c’était aussi :

Reconnaître l’excellence

À l'occasion du congrès, le ministère des Ressources naturelles et l'Association québécoise des sciences de la Terre (AQUEST) ont aussi tenu leur cérémonie annuelle de remise de prix. Deux prix ont souligné l'excellence d'étudiants de la relève dans les sciences de la Terre et en génie des mines. Un autre prix, le Marteau d'or, a récompensé des chercheurs pour la réalisation de travaux scientifiques qui ont contribué de façon importante au progrès de la connaissance et au développement durable sur le territoire québécois. Consultez le communiqué de presse diffusé à ce sujet pour connaître le nom des récipiendaires.

Québec Mines pour tous

Québec Mines pour tous, le volet éducation, emplois et grand public de Québec Mines, s'est également révélé une réussite sur toute la ligne! Le Salon M4S, l'exposition interactive sur les mines, les métaux, les minéraux et les matériaux, a fait la joie de milliers d'élèves et d'adultes. Ils ont notamment pu y simuler le sauvetage d'un mineur en détresse, manipuler un simulateur de pelle mécanique, apprendre à reconnaître certains minéraux et se faire photographier habillés en mineurs. Quant aux ateliers du carrefour de l'emploi et des carrières, ils ont permis à 300 participants de découvrir les métiers et les professions ainsi que les possibilités de carrières du secteur minier.

Québec Mines

Pour voir le résumé de chacune des journées du congrès Québec Mines 2012, visionnez les vidéos suivantes :

Vidéo 1 : http://www.youtube.com/watch?v=qQtqymV2yLk
Vidéo 2 : http://www.youtube.com/watch?v=kQwfRIxUCrI
Vidéo 3 : http://www.youtube.com/watch?v=3_IZ7_cvSL0
Vidéo 4 : http://www.youtube.com/watch?v=oDxP7Al7bWw

(Si vous n’arrivez pas à lire les vidéos, rendez-vous sur la page Documents de notre site Internet.)

 

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MRN – Québec mines – Les femmes à l'honneur à Québec Mines

Février 2013    Imprimer cet article

Les femmes à l'honneur

Joanie Vallerand

Cliquez sur l'image pour un agrandissement

De gauche à droite : Line Lagacé, Renée Garon, Andrea Amortegui, Joëlle Boudigou, Dominique Dionne, Jocelyne Lamothe, Nathalie Germain, Josée Méthot, Annie Dutil et Lucie Ste-Croix.

Dans le cadre de Québec Mines 2012, tout un volet de la programmation était consacré aux femmes dans l’industrie minière. Le ton était d’ailleurs déjà donné en début d’année puisque c’est à une femme, Mme Dominique Dionne, vice-présidente chez Xstrata Nickel et présidente du conseil d’administration de l’Association minière du Québec, qu’a été confiée la présidence d’honneur du congrès, un rôle qu’elle a assumé avec brio.

Les activités entourant la place des femmes dans le secteur minier ont débuté par un dîner-causerie réunissant dix femmes passionnées. Elles y ont tenu des discussions sur leur cheminement, leur vécu et leur perception de l’évolution de la place des femmes dans le secteur minier. En fin de journée, Mme Dominique Dionne, a donné une conférence grandement appréciée sur l’importance de la diversité dans les entreprises minières. « Je suis particulièrement heureuse qu’on ait eu l’occasion de parler des femmes dans notre industrie, de leur rôle, de leur contribution et du potentiel qu’elles ont. On peut faire beaucoup pour améliorer l’inclusion et la diversité dans nos entreprises et je pense que ça commence par la diversité des genres », a-t-elle mentionné.

Une présentation spéciale organisée par Women in Mining Canada a également eu lieu sous forme de séance plénière, sur le thème des femmes dans l’industrie minière, leurs défis et les possibilités qui s’offrent à elles. Les moyens à mettre en place pour avoir une meilleure représentativité des femmes dans les différentes sphères du secteur minier y ont entre autres été discutés.

Cliquez ici pour voir une courte vidéo du dîner-causerie réunissant les 10 femmes.

État de situation

Plusieurs secteurs d’activité ont longtemps été occupés exclusivement par des hommes, et le secteur des mines ne fait pas exception. D’ailleurs, une étude intitulée Création d’un leadership ouvert aux deux sexes dans le secteur des mines et des ressources démontre que les femmes sont encore sous-représentées, particulièrement dans les postes de haute direction et au sein des conseils d’administration des sociétés minières. En fait, selon le rapport annuel 2012 du Conseil canadien pour la diversité administrative (CCDA), au Canada, le secteur minier est celui qui compte le plus de postes d’administrateur (809 sur 3 992 dans les 500 plus grandes entreprises) et seulement 8 % de ces postes sont occupés par des femmes, alors que la moyenne canadienne est de 14 %. Mais pourquoi les femmes sont-elles sous-représentées? Selon la première étude citée, il y a plusieurs raisons. Parmi celles-ci, on trouve la culture en milieu de travail qui exerce une pression considérable sur les femmes, qui ont le sentiment de devoir faire leurs preuves en travaillant plus fort que les hommes. De plus, comme la plupart des femmes travaillant pour des sociétés minières occupent des fonctions de soutien ou de service, elles ont souvent du mal à accéder aux postes de cadres supérieurs, qu’on a plutôt tendance à offrir aux employés des secteurs opérationnels.

Le manque de politiques officielles visant à faciliter la conciliation des responsabilités professionnelles et familiales contribue également au maintien d’une culture du travail représentée davantage par les hommes. Les femmes qui occupent des postes de cadres supérieurs sont appelées à se déplacer fréquemment pour leur travail, indépendamment de leurs responsabilités familiales, et cette obligation en décourage plus d’une. La conciliation travail-famille est une des grandes difficultés rencontrées par les femmes dans l’industrie, et certaines des participantes l’ont signalé pour avoir mené de front tant leur carrière que leur vie familiale.

Finalement, le fait que les sociétés minières n’ont pas suffisamment de politiques et de programmes officiels de mentorat et de réseautage visant à faciliter l’avancement professionnel des femmes au sein de leur organisation est une autre des raisons principales qui font que les femmes sont sous-représentées dans les postes de haute direction et au sein des conseils d’administration.

Solutions

De façon générale, les idées exprimées par les femmes lors de Québec Mines 2012 sont semblables à celles contenues dans l’étude menée par le Centre for women in politics and public leadership de la Carleton University en novembre 2012. Les femmes présentes lors des différentes activités sont d’avis que le changement doit être amorcé par le secteur minier lui-même. En fait, tel qu’il est mentionné dans l’étude, les sociétés minières devraient élaborer et mettre en œuvre des stratégies de changement culturel à volets multiples ainsi que des initiatives spéciales intégrées à leurs priorités opérationnelles. Elles devraient également élaborer et appliquer des politiques et des pratiques ayant pour but d’aider les employés, tant masculins que féminins, à assumer leurs responsabilités familiales.

L’industrie devrait établir des partenariats avec les administrations publiques, les écoles et le milieu universitaire dans le but d’attirer des femmes et de leur donner accès aux métiers. Des changements tout simples devraient également se faire dès l’accueil des femmes dans la mine, en prévoyant certaines adaptations sur l’équipement par exemple.

Une fois toutes ces solutions mises en œuvre, gageons que les femmes seront davantage attirées par les métiers et professions liés à ce secteur d’activité et mettront tout leur potentiel à contribution pour l’industrie minière.

Québec Mines 2012

La place toute spéciale qui a été faite aux femmes durant Québec Mines 2012 a permis aux congressistes de découvrir des femmes fortes, qui sont fières de leur cheminement. Ces dernières sont d’ailleurs très confiantes que d’autres après elles poursuivront dans la même direction et feront en sorte que les femmes auront une place dans le secteur minier.

NDLR : La plupart des données dont il est question dans ce texte proviennent de l’étude intitulée Création d’un leadership ouvert aux deux sexes dans le secteur des mines et des ressources, menée en novembre 2012 par le Centre for women in politics and public leadership de la Carleton University.

 

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MRN – Québec mines – Le Ministère vous offre sa carte géologique et minière

Février 2013    Imprimer cet article

Le Ministère vous offre sa carte géologique et minière

Vous voulez être au fait des nouvelles découvertes géologiques au Québec, des nouveaux projets miniers ou de la localisation des titres miniers? Vous pouvez maintenant le faire en visualisant et en interrogeant en quelques clics la carte géologique et minière du Sigéom conçue par le ministère des Ressources naturelles.

Cliquez ici pour visualiser la carte

Affichage de la géologie générale à l’échelle de 1/2 000 000.
Thériault, R. (2012) - DV 2012-06.

Cette application Web, accessible gratuitement, permet de situer et de visualiser une multitude de données géologiques et minières sur le territoire québécois (unités géologiques, gîtes minéraux, forages au diamant, mines et projets, etc.) et de les mettre en relation avec des informations minières (activité minière, titres miniers) et géographiques (images satellitaires, hydrographie, topographie, etc.).

L’affichage rapide, les zooms puissants, la sélection, la transparence des couches d’information, l’interrogation des données, sans oublier la possibilité d’imprimer la carte obtenue en sont des caractéristiques. Sa simplicité d’utilisation rend les données géologiques, minières et géographiques plus conviviales et accessibles à tous. Un autre atout non négligeable de la carte interactive est qu’elle permet une consultation des données en temps réel, c’est-à-dire, qu’elle permet de profiter des mises à jour qui y sont apportées en continu. Il s’agit d’un point particulièrement stratégique pour certains utilisateurs.

Il faut noter également que la carte interactive a été testée dans plusieurs navigateurs : Internet Explorer 7+, Firefox 3+, Chrome 16+ et Opera 10+.

Pour plus de détails, visitez le site E-Sigeom.

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© Gouvernement du Québec, 2013

MRN – Québec mines – Rapport sur les activités minières 2012

Février 2013    Imprimer cet article

Rapport sur les activités minières 2012

Le Rapport sur les activités minières continue d’évoluer, et l’édition 2012 fait notamment place aux questions de santé et sécurité au travail.

Dans les premières pages du rapport, les lecteurs retrouveront les faits saillants ainsi que de brèves descriptions du contexte économique mondial et des travaux géoscientifiques effectués ou projetés par le Ministère.

Outre les sujets mentionnés en introduction, les nouvelles pages du rapport sont consacrées à la protection de l’environnement et aux relations avec les autochtones. Dans un cas comme dans l’autre, il met en lumière, sans renier le passif environnemental, la volonté de l’industrie minière, aujourd’hui, de faire un développement minier responsable, durable et harmonieux. Enfin, il traite des questions de santé et sécurité au travail afin de démontrer que le bilan du secteur minier en la matière est plus que positif.

Le Rapport sur les activités minières 2012 sera accessible gratuitement en format PDF à compter du 4 mars 2013 dans le site Internet du Ministère.

Faites-nous part de vos commentaires et suggestions!

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MRN – Québec mines – Nouvelle Chaire en exploration minière

Février 2013    Imprimer cet article

Le ministère des Ressources naturelles appuie la recherche et l'innovation

La nouvelle Chaire industrielle CRSNG–Agnico-Eagle en exploration minérale

Le ministère des Ressources naturelles (MRN) appuie la création de la Chaire industrielle CRSNG Agnico-Eagle en exploration minérale en lui accordant une somme de 20 000 $ par année pendant cinq ans. 

Ce projet permettra de bâtir une expertise manquante en exploration minérale. En effet, la création de cette chaire favorisera le développement des méthodologies d’exploration basées sur l’utilisation des minéraux indicateurs pour découvrir la prochaine génération de gîtes aurifères ainsi que la formation de personnel hautement qualifié. Précisons que cette expertise est actuellement très en demande, non seulement dans l'industrie, mais aussi dans les organismes gouvernementaux responsables de la compréhension géoscientifique et de la cartographie du Québec et du Canada.

C’est le professeur Georges Beaudoin, du Département de géologie et de génie géologique de l’Université Laval, qui est le titulaire de la chaire. De renommée internationale, le professeur Beaudoin a démontré sa capacité de mener à bien des recherches innovatrices et de former du personnel hautement qualifié. La notoriété de M. Beaudoin lui a également permis de s’illustrer à titre de président de séance et de conférencier émérite aux événements organisés par le Ministère. Son expertise a été un gage de succès pour le programme de conférence.

Des nouvelles de la Chaire en entrepreneuriat minier UQAT-UQAM

La Chaire en entrepreneuriat minier UQAT-UQAM est une initiative de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et du ministère des Ressources naturelles (MRN). La chaire est en soi une initiative novatrice de partenariat qui regroupe des experts de plusieurs disciplines des sciences de la gestion et des sciences de la Terre, dont les co-titulaires de la chaire, deux chercheurs de calibre international, Mme Suzanne Durand de l’UQAT et M. Michel Jébrak de l’UQAM. La chaire compte également sur l’expertise d’entrepreneurs, de gestionnaires et de professionnels de divers horizons.

L’appui du Ministère se traduit depuis 2011 par un budget de 150 000 $ par année, somme qui sera versée pendant cinq ans. En 2012, plusieurs résultats de recherche ont été présentés. À titre d’exemple, une étude sur la gouvernance des compagnies juniors d’exploration a permis de constater que 98 % des présidents d’entreprise ont une formation universitaire et que 44 % sont des géologues. De plus, le livre intitulé 100  innovations dans le secteur minier, publié par Minalliance, a rapidement été épuisé et une version anglaise a été lancée au congrès du l’Institut canadien des mines, de la métallurgie et du pétrole (ICM) à Edmonton. Sur le plan de la formation, la chaire a collaboré à l’élaboration et à l’ouverture d’un microprogramme de deuxième cycle en gestion appliquée à l’industrie minière et d’une spécialisation pour le MBA à l’intention des cadres, donnée à l’UQAT. Elle a aussi tenu deux séminaires et deux colloques sur les thèmes du développement des ressources en milieu autochtone, de la gouvernance, de la responsabilité sociale, de l’entrepreneuriat minier et de l’innovation minière.

En 2013, plusieurs projets concernant la réussite des entreprises d’exploration, l’entrepreneuriat minier au Québec et l’origine des innovations minières se poursuivent; d’autres liés à l’industrie minière et au développement durable, ainsi qu’au développement minier du Nord du Québec se développent.

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MRN – Québec mines – À la rencontre d'un expert

Février 2013    Imprimer cet article

À la rencontre d'un expert

Expert reconnu en minéralogie et en identification des minéraux, auteur et co-auteur de plusieurs rapports géologiques, le géologue Pierre Lacoste, installé à Montréal, travaille au ministère des Ressources naturelles depuis plusieurs années. Le bulletin Québec Mines lui a posé quelques questions.

Un début de journée avec les pieds dans l'eau en Abitibi... au siècle dernier, en 1985!
(à l'avant Roch Gaudreau, à gauche Benoît Perrier et à droite Pierre Lacoste)

Bulletin Québec Mines (BQM) – Vous êtes géologue depuis plusieurs années. Vous avez signé et co-signé plusieurs rapports géologiques. Comment s’est développé cet intérêt pour la géologie et les sciences de la Terre?

Pierre Lacoste (PL) – J’ai eu, comme plusieurs jeunes, une petite collection de minéraux et de roches, du Ministère, que je regardais avec beaucoup d’attention. Mais l’intérêt pour la géologie s’est développé un peu tardivement et presque par hasard dans mon cas. Jusqu’au collégial, je m’intéressais à la médecine ou aux recherches médicales et me préparais à y étudier. À cause de circonstances imprévues, j’ai commencé mon baccalauréat à l’UQAM, pendant la session d’hiver et j’ai été engagé l’été suivant pour aller sur le terrain, en géochimie, à la Baie-James. Les conditions étaient très difficiles; nous étions quatre personnes sous la tente, pendant trois mois, et nous voyagions en canot et mangions beaucoup de poisson. Bref, cela a été mémorable et très dépaysant. Par la suite, j’ai fait deux autres étés, comme « super-junior », à Val-d’Or pour cartographier des roches ultramafiques. Un thème nouveau et plein d’ouvertures à cette époque. En continuant mes études à la maîtrise à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) et au doctorat à l’Université Laval, cela m’a permis d’aborder des sujets et des thèmes qui m’ont toujours intéressés comme la volcanologie, la minéralisation, la pétrographie, le métamorphisme. J’ai aussi été chanceux de travailler avec des gens qui m’ont beaucoup appris et qui ont su me faire partager leurs connaissances, leurs expériences et leurs vécus.

Pendant l'animation d'un atelier lors de Québec Mines pour tous

BQM – La cartographie semble occuper une place importante dans votre travail. C’est à titre de cartographe que vous avez entrepris votre carrière au Ministère. Vous avez cartographié plusieurs régions du Québec, les derniers étés étant consacrés à la Côte-Nord. Qu’est-ce qui vous passionne dans la cartographie?

PL – Chaque région a ses particularités et c’est en allant sur le terrain que l’on apprend toujours plein de choses. À la base, le travail de géologue est de faire du terrain. Que ce soit pendant mes études ou pendant le travail, les différentes régions où j’ai travaillé, comme l’Abitibi, l’Estrie, la Gaspésie, le Grand Nord, le Saguenay, les Laurentides ou la Côte-Nord, présentent un intérêt varié à cause des types de roches que l’on peut y trouver et aussi des phénomènes géologiques observés. Plus on en voit et plus l’intérêt augmente, car on essaie alors de comparer et de comprendre. Au cours des travaux sur le terrain, c’est aussi la vie en équipe, et j’aime le travail en équipe, j’ai une facilité d’adaptation avec les gens et les différentes situations qui peuvent survenir.

BQM – Vous avez une expertise reconnue en minéralogie et en identification des minéraux au microscope. Comment êtes-vous devenu expert dans ce domaine?

PL – Cette expertise s’est développée sur plusieurs années. À la maîtrise, on regardait beaucoup d’échantillons de roches et de lames minces, et cela s’est poursuivi durant mes études de doctorat. J’ai aussi travaillé, pendant sept ans, au Centre de recherches minérales (maintenant COREM) comme minéralogiste et chef de projet dans la caractérisation des matériaux. Durant cette période, le microscope optique et différents autres appareils d’identification étaient mes principaux outils de travail. J’ai aussi travaillé avec des gens pour qui la minéralogie et le microscope étaient importants et je leur en suis très reconnaissant. Cela demande beaucoup de temps et de pratique.

BQM – Vous contribuez grandement à l’acquisition de connaissances géologiques, mais vous travaillez également à les transmettre. Vous agissez à titre de chargé de cours à l’UQAM. Comment vivez-vous l’expérience?

PL – J’aime beaucoup cette activité et c’est une expérience très enrichissante pour moi, c’est aussi comme un transfert de connaissances. C’est très intense comme travail et j’essaie de faire comprendre la matière ou le concept, comme j’aurais voulu qu’on me l’enseigne avec des exemples, de façon claire et parfois personnalisée. Je vais régulièrement dans les salles de laboratoires et de microscopes, je discute avec les étudiants et je leur donne un coup de main ou réponds à leurs interrogations. C’est l’avantage d’avoir nos bureaux à l’Université et je fais ainsi connaître le Ministère aux étudiants.

Lors des journées de formation pour les enseignants du primaire et du secondaire, Pierre fait toujours partie du panel d'experts.

BQM – Vous êtes très impliqué dans le volet éducatif Géologie pour tous, notamment lors des expositions grand public, d’ateliers dans les écoles, etc. Qu’expliquez-vous aux gens et aux jeunes que vous rencontrez?

PL – Le volet éducatif est important pour initier et informer les gens, que ce soit le grand public ou les jeunes des écoles. Les visites dans les écoles, c’est une activité qui a commencé il y a quelques années avec une à trois visites annuelles et qui va en grandissant pour maintenant atteindre de 15 à 20 écoles. Chaque visite, c’est pour deux à trois classes, parfois quatre, qui contiennent près de 20 jeunes chacune. Je leur parle des différentes roches et des minéraux, du travail de géologue. J’apporte des échantillons, j’ai une présentation avec beaucoup de photos et j’identifie les échantillons que les jeunes ont apportés, ils sont émerveillés. Leur regard et leurs yeux sont grands ouverts et ils ont plein de questions. Je m’implique aussi dans les clubs de minéralogie de Montréal, les Innovateurs, les Communicateurs scientifiques et le Conseil des loisirs scientifiques de Montréal.

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© Gouvernement du Québec, 2013

MRN – Québec mines – Rendez-vous au congrès PDAC

Février 2013    Imprimer cet article

Le Québec vous donne rendez-vous au congrès de l'Association canadienne des prospecteurs et des entrepreneurs

Le ministère des Ressources naturelles vous donne rendez-vous au congrès de l'Association canadienne des prospecteurs et des entrepreneurs (PDAC) 2013, qui se déroulera du 3 au 6 mars prochain au Centre des congrès de Toronto. L’équipe formée du Secteur des mines du Ministère et de ses partenaires sera présente pour vous accueillir au kiosque du Québec.

Vous pourrez en apprendre davantage sur :

Les partenaires du Ministère qui seront aussi présents pour faire la promotion du Québec sont les suivants : Investissement Québec - Ressources Québec – Soquem, le Conseil cri sur l’exploration minérale, le Fonds d’exploration minière du Nunavik, la Corporation de promotion du développement minéral de la Côte-Nord, DIVEX et CONSOREM.

Du nouveau!

Le Ministère profitera de cette vitrine internationale pour dévoiler les résultats d’une étude d’évaluation du potentiel minéral dans l’extrême nord du Québec (Orogène de l’Ungava) qui met en évidence des zones de haute « favorabilité » pour l’or orogénique.

De plus, le Ministère dévoilera les résultats de deux nouveaux levés magnétiques et de spectrométrie du rayonnement gamma dans la portion sud-est de la Province de Churchill. Un levé couvre la partie centrale de la Fosse du Labrador au nord-ouest de Schefferville, tandis que le second couvre la portion nord-ouest de la Zone Noyau, au sud-est de Kuujjuaq. Ces levés aéroportés couvrent 45 feuillets SNRC à l’échelle de 1/50 000 qui correspondent à une superficie totale de 35 744 km2. Deux rapports (DP 2013-02 et DP 2013-03) présentant l’ensemble des aspects techniques des levés, les cartes géophysiques à l’échelle de 1/50 000, ainsi que les données numériques qui y sont associées seront également publiés sur le site du Ministère, par l’entremise de « E-Sigeom (Examine) ». Une interprétation des données de spectrométrie du rayonnement gamma obtenues lors de ces deux levés a permis d’identifier quelques cibles d’exploration uranifère possibles ainsi que des anomalies régionales. Ce travail sera publié dans un document promotionnel (PRO 2013-01)

Les résultats d’un important levé géochimique régional (1 échantillon par 13 km2) de sédiments de lacs seront aussi présentés à l’occasion du congrès. À l’automne 2012, plus de 6 100 échantillons ont été prélevés dans le sud-ouest de la Province géologique de Grenville, au nord des zones urbaines longeant la rivière des Outaouais et le fleuve Saint-Laurent. Historiquement, aucun échantillon de lac n’y avait été prélevé et seuls des échantillons de sédiments de ruisseaux étaient disponibles dans cette région. Le secteur de Kipawa, reconnu pour son potentiel en minéralisations de terres rares, a fait l’objet d’un levé à plus haute densité (1 échantillon par 4 km2) afin de capter les signatures géochimiques typiques de cette région. Il sera par la suite possible de tenter de retrouver ces signatures ailleurs dans la Province de Grenville, où les données sont moins denses, et de proposer de nouvelles cibles d’exploration pour les minéralisations de terres rares.

On y présentera aussi une nouvelle carte sur l’épaisseur des dépôts meubles recouvrant les roches de la Sous-province de l’Abitibi. Cette carte, qui correspond à une superficie de 23 000 km2 et qui intègre plus de 400 000 points de contrôle, sera très utile dans les modèles d’exploration de cette région.

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MRN – Québec mines – Québec Mines 2013

Février 2013    Imprimer cet article

Québec Mines 2013

Le congrès Québec Mines sera d’ailleurs de retour du 11 au 14 novembre 2013. Inscrivez dès maintenant ces dates dans votre agenda!

Québec Mines est le fruit d’un partenariat qui met en valeur la collaboration et le partage d’expertise. Rappelons que ce congrès est organisé par le ministère des Ressources naturelles en collaboration avec l'Association minière du Québec, l'Institut canadien des mines, de la métallurgie et du pétrole, le Comité sectoriel de main-d'œuvre de l'industrie des mines, l'Institut national des mines, Québec international et la Chambre de commerce et d'industrie de Québec.

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