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La
restauration des sites miniers s'est accentuée
de façon significative depuis le début
des années 1990 grâce aux efforts
de l'industrie et du gouvernement. Pour appuyer
l'industrie, le gouvernement du Québec
a injecté plus de 30 millions de dollars
en recherche, travaux et aide financière
pour restaurer les aires d'accumulation de résidus
miniers. Les efforts importants consacrés
à ce chapitre ont notamment permis l'instauration
de mesures visant la protection de l'environnement.
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De plus, depuis 1995, les dispositions
réglementaires de la Loi sur les
mines obligent les entreprises minières
à déposer et à faire approuver
un plan de restauration des sites miniers en activité.
Pour faciliter la rédaction des plans de
restauration, le Ministère, avec la collaboration
du ministère de l'Environnement, du Développement durable et des Parcs a produit
le Guide
et modalités de préparation du plan
et exigences générales en matière
de restauration des sites miniers au Québec,
qui précise les exigences à respecter
lors de la restauration des lieux, le contenu
d'un plan et les étapes qui permettront
l'approbation.
Le programme de restauration
des sites miniers remis à l'État
est sans contredit le plus important programme
gouvernemental. En effet, il aura nécessité
des investissements de 20 millions de dollars
parmi les 30 millions injectés et
permis la restauration de onze sites. Ces sites
miniers ont été rétrocédés
à l'État au fil des ans. Les résidus
miniers entreposés dans les parcs ont malheureusement
été considérés comme
inoffensifs dans le passé, alors qu'ils
sont souvent à l'origine des problèmes
de contamination que nous connaissons aujourd'hui.
La restauration des sites remis
à l'État étant à toute
fins utiles terminée, le Ministère
doit maintenant se pencher sur la problématique
des sites abandonnés. À l'heure
actuelle, le Québec compte encore une centaine
d'aires d'accumulation de résidus miniers
abandonnés à restaurer, à
un coût estimé à plus ou moins 100 millions
de dollars.
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