Dispositions réglementaires

Guide sur la restauration minière

Restauration des sites miniers

Restauration des sites miniers abandonnés


Fiscalité minière

Statistiques minières

E-Sigeom

GESTIM

Répertoire des exploitants miniers

Sites géologiques exceptionnels

La faune

L'énergieLes forêtsLes minesLe territoireLe foncierLe Ministère
Gros plan sur les mines


Restauration minière



 

Depuis 1995, les dispositions réglementaires de la Loi sur les mines obligent les entreprises minières à déposer et à faire approuver un plan de restauration des sites miniers en activité. Pour faciliter la rédaction des plans de restauration, le Ministère, avec la collaboration du ministère de l'Environnement, du Développement durable et des Parcs a produit le Guide et modalités de préparation du plan et exigences générales en matière de restauration des sites miniers au Québec, qui précise les exigences à respecter lors de la restauration des lieux, le contenu d'un plan et les étapes qui permettront l'approbation.


La restauration des sites miniers s'est accentuée de façon significative depuis le début des années 1990 grâce aux efforts de l'industrie et du gouvernement. Entre 1967 et 1985, 11 sites miniers, d'une superficie totale de plus de 500 hectares, ont été rétrocédés à l'État par l'industrie minière. Ces sites sont localisés :

  • en Abitibi-Témiscamingue (East Sullivan, Sullivan, Terrains Aurifères A, Canadian Malartic, Wood Cadillac, Preissac, Stadacona et Lorraine);
  • en Mauricie–Bois-Francs (Somex);
  • en Gaspésie (Candego et Les Mines Madeleine).

Des efforts importants ont été consentis afin de développer des méthodes de restauration efficaces et économiques. De nombreux experts des milieux universitaires et du génie-conseil ont collaboré aux travaux entrepris par le Ministère. Dans plusieurs cas, une caractérisation exhaustive des sites a conduit à l'élaboration de technologies innovatrices mettant à profit différentes matières résiduelles, telles que les résidus forestiers, les boues d'usine d'épuration, les boues de fosses septiques, les boues de papetières et les cendres d'usines de cogénération. Ces technologies ont permis de réduire les coûts et de solutionner du moins en partie, la problématique d'entreposage de ces résidus. Diverses études ont été réalisées afin de développer des systèmes de traitement passif adaptés aux conditions particulières des effluents miniers (biofiltre, marais épurateurs, drains calcaires, barrières humides, etc.).

Une expertise reconnue

La restauration des sites de l'État aura permis de développer au Québec une expertise reconnue dans la caractérisation des sites, la compréhension des processus d'altération des résidus miniers et l'élaboration de technologies efficaces et économiques. De plus, l'utilisation et la revalorisation de matières résiduelles, la conception de systèmes de traitement passif et finalement l'intégration des concepts d'aménagement d'habitats fauniques aux travaux de restauration des sites miniers s'intègrent parfaitement au concept de développement durable.

Le Ministère doit maintenant favoriser le transfert technologique et la diffusion des connaissances auprès des intervenants concernés ainsi que mettre à profit cette expertise tout en poursuivant les efforts de recherche et d'innovation technologique. Si la restauration des sites rétrocédés à l'État est à toute fin complétée, il reste de nombreux sites qui ont été abandonnés au fil des ans et qui devront être restaurés.

Au chapitre de la restauration minière, à la suite de l’inventaire effectué par le gouvernement, 679 sites miniers ont été répertoriés et le coût des travaux de restauration a été évalué à 892 M$. Les travaux de restauration que requièrent ces sites miniers devront être exécutés d’ici à 2017.