En vertu de la Loi sur les mines,
le ministre des Ressources naturelles fixe les conditions et obligations d'exécution
des travaux avant le début des travaux sur le
terrain. En aucun cas, l'autorisation
d'effectuer des travaux ne soustrait le titulaire
aux obligations légales qui s'appliquent sur ce
territoire.
Les conditions suivantes devront être respectées,
notamment :
- pour la réserve Norebec-Manitou
- Le titulaire devra s'assurer que les pièces, le matériel,
la machinerie et autres équipements nécessaires
à la réalisation des activités d'exploration minière ne soient pas entreposés à proximité
des terrains qui font ou feront l’objet de travaux de
restauration, ni déposés de façon à
nuire ou à limiter l’accès à la
réserve.
- Le titulaire des droits miniers sera responsable du respect,
par les sous-traitants, des conditions et des obligations
de réalisation des travaux d’exploration.
- pour les réserves des lacs Guillaume-Delisle
et à l'Eau Claire, de la rivière Témiscamie,
des monts Otish et Puvirnituq
- Aucun campement ne devra se trouver à l'intérieur des limites
d'une réserve à l'État visée ou à l'intérieur du territoire
adjacent soustrait au jalonnement.
- Aucune activité ne pourra être exercée
dans la rivière Témiscamie et à l’intérieur
d’un corridor de 100 mètres de part et d’autre
de la rivière, à l’exception de travaux
relatifs à des besoins de pompage. Ainsi, si la distance
entre le site de forage et la prise d’eau est supérieure
à 200 mètres, le titulaire pourrait être
autorisé à puiser de l’eau de la rivière
Témiscamie sous réserve d’obtenir l’autorisation
du Ministère, d’installer sous la pompe une membrane de haute protection contre les déversements de produits
pétroliers et, enfin, de minimiser l’impact sur
l’environnement.
- Au nord du 55e parallèle, le traçage d'une ligne
devra s'effectuer par marquage. Au sud du 55e parallèle,
aucun arbre, dont le diamètre à hauteur de poitrine (DHP)
est supérieur à 12 cm, ne devra être coupé pour le traçage
d'une ligne. Tout traçage d'une ligne devra limiter la coupe
d'arbres et privilégier un marquage par ruban ou avec de la
peinture, notamment aux endroits où la forêt est sur sol mince
ou en pente forte. Si une coupe d'arbres s'avérait nécessaire,
le traçage de la ligne ne pourra excéder un mètre de largeur.
- Dans le cas du décapage d'affleurements, du creusage de
tranchées, d'excavation et de forages, le déboisement devra
se limiter au strict minimum nécessaire pour effectuer les
travaux. Toute zone touchée par une ou plusieurs de ces activités
ne pourra excéder cinq hectares d'un seul tenant. Chacune
de ces zones d'activités devra être distancée d'au moins 25 mètres
l'une de l'autre. La somme des superficies déboisées pour
ces activités ne pourra pas excéder 5 % de la superficie
couverte par l'ensemble des claims miniers contigus qui appartiennent
à une même compagnie. Cette restriction s'applique de façon
cumulative, c'est-à-dire qu'elle doit comprendre
toutes les superficies déboisées simultanément ou successivement
sur la période de six ans suivant la date de la création de
la réserve à l'État.
- L'accès au territoire devra se faire par voie aérienne.
Par contre, si la construction de chemins
est requise dans l'aire visée, celle-ci
fera l'objet d'une analyse. Une autorisation
écrite devra être émise par le Ministère.
- Durant les travaux, les pièces, le matériel, la machinerie,
l'équipement et les autres accessoires normalement requis
pour la bonne marche de l'activité pourront être remisés en
s'assurant d'éviter les milieux fragiles et les sites associés
à une valeur écologique élevée.
- Sur le site des travaux, les déchets et autres rebuts devront
être entreposés conformément aux normes prévues à la Loi
sur la qualité de l'environnement. Ces matières devront
être stockées, traitées ou éliminées dans un lieu autorisé
à l'extérieur de la réserve et du territoire adjacent soustrait
au jalonnement.
- Si des activités de sondage doivent être effectuées sur
un cours d'eau ou à proximité, les sédiments, boues et retailles
devront être déposés à au moins 30 mètres de la ligne
naturelle des hautes eaux du cours d'eau. Aucun déchet ne
devra être laissé sur le site après les travaux.
- Les superficies déblayées devront être remblayées dès la
fin des activités.
- Tout terrain déboisé devra être reboisé avec des essences
de même nature que celles coupées. Le titulaire des titres
miniers devra s'assurer que la remise en état de la végétation
est adéquate deux ans après son implantation.
- Tout projet d'intervention dans un cours
d'eau, dans un lac, dans un marais, ou un
marécage, dans une tourbière ou un étang
devra être autorisé par le ministère du
Développement durable, de l'Environnement
et des Parcs. Par ailleurs, une zone de
protection des rives de 20 mètres de
largeur, prévue dans la Politique de protection
des rives du littoral et des plaines inondables,
devra être respectée.
- Le titulaire des droits miniers assumera
les frais de séjour sur les sites visés
ainsi que le transport de l'aéroport le
plus près jusqu'aux sites visés pour permettre
les inspections requises par un représentant
de chacun des ministères et organismes concernés :
le ministère des Ressources naturelles, le ministère du Développement
durable, de l'Environnement et des Parcs
et d'un représentant du Conseil de
la nation crie de Mistassini pour les sites
situés le long de la rivière
Témiscamie. Trois inspections sont
prévues.
- Le titulaire des droits miniers sera responsable du respect,
par les sous-traitants, des conditions et obligations de réalisation
des travaux d'exploitation.
Évaluation des travaux
L'autorisation d'effectuer les travaux d'exploration
minière dans la réserve à l'État sera consentie pour une durée maximale
de six ans à la suite de la création de la réserve.
Avant l'expiration de ce délai,
le ministère des Ressources naturelles entend réaliser une évaluation du potentiel
minéral des terrains visés. À la suite de cette
évaluation, le Ministère déterminera si ceux-ci
contiennent des ressources minérales inférées
telles que définies dans le Guide
d'évaluation de l'Institut canadien des mines,
de la métallurgie et du pétrole. Si tel est
le cas, le titulaire sera autorisé à y poursuivre
des travaux de mise en valeur. Les terrains visés
seront alors exclus de la réserve à l'État. Dans
le cas contraire, les claims où un tel potentiel
minéral n'aura pas été identifié devront être
abandonnés par le titulaire conformément aux dispositions
de la Loi sur les mines et cela, sans
compensation de l'État.
Afin de permettre l'évaluation
requise et de déterminer si les terrains contiennent
des ressources minérales inférées, le demandeur
devra transmettre au Ministère un rapport détaillé
sur les travaux d'exploration réalisés et les
résultats obtenus au moins 60 jours avant l'expiration
de l'échéance du statut de réserve à l'État. |