MRNF - Rapport d'activite 2009-2010 et Répertoire des projets de recherche 2010-2011 - 2008-2009
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Rapport d'activité 2010-2011 et Répertoire des projets de recherche 2011-2012
Direction de la recherche forestière
MRNF - Rapport d'activités de recherche forestière

Sylviculture et rendement des plantations

Note : Le numéro qui apparaît entre parenthèses correspond à celui de l'activité de diffusion scientifique dont la liste se trouve dans la section Publications de 2010-2011.

Le succès d’établissement de la régénération forestière après coupe constitue l’assise d’un aménagement forestier durable. Dans un contexte d’intensification de la sylviculture, la plantation représentera le meilleur moyen pour augmenter de façon notable la productivité des forêts. L’atteinte des objectifs de production ligneuse nécessitera toutefois un engagement pour la réalisation de toute la séquence des traitements sylvicoles, notamment en optimisant la gestion de la végétation compétitive. Par ailleurs, les plantations constitueront dans plusieurs cas un outil privilégié pour l’atteinte d’objectifs d’aménagement écosystémique, par exemple, pour la réintroduction ou le maintien d’espèces forestières en déclin.

Réalisations

Les travaux de recherche concernant les interactions compétitives entre les espèces désirées et la végétation accompagnatrice se sont poursuivis. Notamment, ils ont mis en lumière certains effets des plantes éricacées sur la physiologie de l’épinette noire (15) et ont permis de mieux comprendre comment les traits physiologiques et morphologiques de ces espèces influencent leur capacité à rapidement occuper certaines stations après la coupe forestière (14). De plus, les plus récents développements sur les approches sylvicoles qui favorisent l’établissement et la croissance de la régénération forestière, telle l’utilisation de plants de fortes dimensions pour les stations méridionales (29) ou la préparation mécanique du sol pour les stations boréales (30), ont été synthétisés et communiqués lors de conférences scientifiques et techniques (82, 105).

Par ailleurs, les travaux de recherche sur la productivité des plantations ont permis de proposer quatre outils pour modéliser le rendement et la croissance des plantations d’épinette blanche : un tarif de cubage à longueur et diamètre d’utilisation variables, une relation entre l’âge et la hauteur dominante, des tables de rendement et des modèles de croissance (35). L’utilisation d’un tarif de cubage à diamètre d’utilisation variable permet d’obtenir des tables de rendement et des fonctions de croissance de peuplement non seulement pour l’ensemble des tiges et celles de plus de 9 cm, mais également pour celles de plus de 12 cm et de plus de 15 cm. Les nouvelles tables de rendement permettent d’estimer le rendement jusqu’à 60 ans et corrigent l’importante sous-estimation de rendement des anciennes tables. Les fonctions de croissance, une autre nouveauté, permettent d’estimer de façon plus précise l’évolution d’une plantation à partir de ses caractéristiques à un âge donné.

Perspectives

Les travaux de recherche en cours permettront le développement prochain d’un tarif de cubage, de tables de rendement et de modèles de croissance pour l’épinette de Norvège. De plus, les outils de modélisation de la croissance et du rendement des plantations seront adaptés afin d’être rendus accessibles aux utilisateurs sur Internet. D’autres travaux fourniront sous peu des résultats qui guideront les sylviculteurs dans leurs efforts liés au regarni et à l’enrichissement de la régénération naturelle, notamment en réponse à des problèmes de raréfaction d’espèces telles que l’épinette blanche dans la sapinière à bouleau blanc (66) et le sapin baumier sur l’île d’Anticosti (74). L’utilisation de l’imagerie satellitaire permettra pour sa part de dresser un tableau à grande échelle de la dynamique d’envahissement des stations boréales par les plantes éricacées, et, à terme, de déterminer les facteurs écologiques et historiques qui favorisent le phénomène. De plus, les prochaines années verront l’aboutissement d’importants projets ayant pour but de documenter les interactions entre l’utilisation de plants de fortes dimensions et le dégagement mécanique, deux assises de la stratégie québécoise de gestion de la végétation sans herbicide chimique.

 

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