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Environnement minier en 2004
Réglementation environnementale
- En novembre, le ministère de l’Environnement (MENV)
a déposé Le Plan de développement durable
du Québec. Ce plan permet de prévoir, entre
autres, la création d’un « Fonds vert »,
d’un poste de commissaire au développement durable
et d’un processus de reddition des comptes. Le gouvernement
a également l’intention de faire inclure dans la
charte des droits et libertés de la personne le droit de
vivre dans un environnement sain. Le ministère des Ressources
naturelles et de la Faune (MRNF) devra se doter d’un plan
d’action en vue de respecter ce plan et chaque nouveau projet
minier devra être analysé en tenant compte de cette
nouvelle réalité. Une consultation publique est
prévue à l’hiver 2005.
- En juin, le gouvernement a adopté la Stratégie
2004-2007 sur la diversité biologique. Le Ministère
y participe en s’engageant à mettre en œuvre,
d’ici 2007, un programme d’intervention et de
restauration des aires d’accumulation de résidus
miniers abandonnés.
- Le projet de loi 44 a été adopté en
décembre 2004. Grâce à cette loi, le
ministère du Développement durable et des Parcs
est autorisé à demander diverses informations environnementales
aux entreprises et il a le pouvoir de leur facturer les services
rendus. En commission parlementaire, le ministre Mulcair a rassuré
l’industrie minière en lui indiquant que les exploitants
de mines ne subiraient pas de double tarification, étant
donnée qu’ils sont déjà assujettis
au programme de réduction des rejets industriels (PRRI).
- À la suite de l’adhésion de la Russie, le
Protocole de Kyoto est entré en vigueur le 16 février 2005.
Ce protocole prévoit des réductions significatives
des émissions de gaz à effet de serre au Canada
au cours de la période 2008-2012. L’industrie minière
fait partie des grands émetteurs de ces gaz et ses représentants
négocient une entente avec le gouvernement fédéral.
- Le chrysotile n’a finalement pas été inclus
dans la liste des produits dangereux soumis à la Convention
de Rotterdam. Selon cette convention, l’exportation
d’un produit chimique visé ne peut avoir lieu qu’avec
le consentement préalable et en connaissance de cause du
pays qui l’importe.
- Le 24 novembre, le ministère de l’Environnement
a adopté par décret le Règlement sur
les redevances exigibles pour l’élimination des matières
résiduelles et des sols contaminés. Ce règlement
a pour objet de prescrire les redevances exigibles pour l’élimination
des matières résiduelles et des sols contaminés
dans les lieux d’élimination. Pour l’industrie
minière, ces nouvelles dispositions auront une incidence
sur le coût d’élimination des matières
résiduelles, notamment lors de la réhabilitation
des terrains contaminés en cas de fermeture d’une
mine.
- Le 2 décembre, le Ministère a entrepris la révision
du guide de restauration des sites miniers ainsi que du protocole
d’entente administrative MRNFP-MENV, en collaboration avec
le MENV. Rappelons que les dernières modifications apportées
au guide de restauration datent de 1997 et que depuis, plusieurs
modifications législatives ont été effectuées
notamment par le MENV, nécessitant une mise à jour
du document de référence.
- Un projet de modification du Règlement sur les substances
minérales autres que le pétrole, le gaz naturel
et la saumure a été soumis au Conseil Exécutif
afin d’être inscrit à une séance du
Conseil des ministres. Ainsi, en matière de restauration
minière, les modifications ont pour but de retirer une
mesure transitoire qui s’appliquait aux deux années
suivant l’entrée en vigueur de ces obligations, soit
en mars 1995 et, d’autre part, à retirer également
la mesure permettant le droit de reporter, à une autre
année, des versements de la garantie financière.
Restauration
- En 2004, le Ministère a investi près de 320 000 dollars
pour effectuer la surveillance, l'entretien et le suivi environnemental
des sites miniers rétrocédés à l'État.
- Un plan d’action sur la restauration des sites miniers
abandonnés sur le territoire québécois est
en voie de réalisation. Le coût de ces travaux est
estimé à 75 millions de dollars. Différentes
mesures sont en cours d’évaluation pour assurer le
financement des travaux qui pourraient s’échelonner
sur 15 ans.
- Le nettoyage du site Manitou s’est poursuivi en 2004
alors que le Ministère s’est départi, par
appel d’offres, de certains bâtiments. Il a par ailleurs
poursuivi l’analyse des données recueillies et devrait
amorcer, en 2005, la préparation du plan directeur
de restauration.
- Le 1er novembre, le Ministère a accepté
la cession du site minier East Malartic à la suite d’une
entente avec le syndic de Les Mines McWatters. Le Ministère
assure l’entretien et la sécurisation du site et
des bâtiments (usine de traitement et services), afin qu’un
nouvel acquéreur soit en mesure de reprendre les activités
minières ou d’entreprendre leur démolition.
- Dans le cadre de l’entente MRNFP-IOC qui concerne la restauration
des sites miniers près de Schefferville, les travaux de
restauration et de sécurisation entrepris en 2003
ont été menés à terme. À la
suite de la réalisation de ces travaux, IOC a été
libéré de sa responsabilité environnementale
telle que le prévoit la Loi sur les mines.
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