| Nous sommes
à 6 350 km du centre de la Terre. C’est l’équivalent
d’un voyage qui nous mènerait du Québec jusqu’au
Portugal. Encore mieux : imaginons, même si cela
est physiquement impossible, un caillou que l’on laisserait
tomber dans un puits aussi profond que le centre de la Terre. Eh
bien, sa chute durerait 14 heures.
Mais les minerais recherchés par l’être
humain sont accessibles uniquement dans la partie supérieure
de la croûte terrestre. La Terre est en fait constituée
comme un fruit, disons une pêche. Au centre, comme dans un
fruit, il y a le noyau qui est entouré du manteau (la chair),
lui-même recouvert par la croûte (la pelure). Le noyau
ainsi qu’une partie du manteau sont faits de matière
en fusion, c’est-à-dire à une température
suffisamment élevée pour être liquide.
Quant à la croûte, qui contient les
roches, son épaisseur fait aussi peu que 10 km sous
les océans (croûte océanique), mais atteint
jusqu’à 100 km sur les continents (croûte
continentale). Au Québec les mines les plus profondes atteignent
environ 2 000 mètres, équivalant à
la hauteur d’un édifice de 500 étages,
on égratigne à peine la pelure de la pêche.
En Afrique du Sud, certaines mines atteignent une profondeur de
5 km.
De plus, dans cette si petite proportion de matière
accessible, les substances utiles sont extrêmement dispersées.
Ainsi, pour obtenir une tonne de fer du sous-sol, il faut extraire
entre trois et quatre tonnes de minerai, alors qu’une tonne
de minerai d’or ne contient que quelques grammes d’or.
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